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[Roman] Le Destroyer - l'Âme du Démon

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Annunziata Mauriza

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MessageSujet: [Roman] Le Destroyer - l'Âme du Démon Mer 21 Juil 2010 - 20:21

&&. T I T R E

Le Destroyer - l'âme du Démon
&&. A U T E U R

Annunziata Mauriza
&&. A N N E E

2008 à maintenant
&&. G E N R E

Réalité - Science-fiction
&&. B E S T . L E C T E U R S

Waren, Petit poussin, FloFlo, Elmina, John Brown.
&&. R E S U M E

L'histoire de ce roman se situe entre 1719-1721, c'est la période de la fin de la piraterie dans le monde. Cette histoire tourne autour d'une femme pirate, cette femme en question rêve d'avoir le plus haut grade sur un navire. Celui de Capitaine, elle se fait donc engager par un très jeune homme. Une histoire d'amour entre eux va commencer tout en étant confronté à l'incompétence des clans pirates qui vont précipiter nos héros vers le déclin et la fin de la piraterie. Cela va aussi tourner autour de l'amour, de la trahison. Du plus beau cadeau qu'on puisse donner à une femme des enfants. D'un amant et d'une maîtresse, d'une guerre sans précédent entre un équipage avec son Capitaine contre les clans...Par contre le monde dans lequel vivent nos héros n'est pas pareil au notre. Dans ce monde, la magie et les pouvoirs, les rituels, les invocations existent tous comme les Divinités dont le Diable.
&&. R E M E R C I M E N T S

Je remercie John Payne, c'est mon maître en écriture qui m'a beaucoup aidé. Je remercie également petite soeur de coeur qui sans elle, je n'aurais pu continuer ce roman. Je remercie petit poussin qui adore lire mes aventures.

Par respect pour l'auteur, veuillez ne pas copier ou reproduire les textes inscrits si dessous merci Wink


Dernière édition par Annunziata Mauriza le Jeu 22 Juil 2010 - 23:42, édité 1 fois
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Annunziata Mauriza

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MessageSujet: Re: [Roman] Le Destroyer - l'Âme du Démon Mer 21 Juil 2010 - 20:38

&&. Chapitre 1 - L’étrange rencontre



Il convient de débuter cette histoire avec une extrême délicatesse concernant les faits…


12 février 1719.

    Des années de conflit entre nous et nos ennemis, des temps bien sombre. Nous sommes dans une période incertaine et je doute fort que nous ayons un bel avenir. Ses derniers temps, les traques contre les pirates se sont multiplié depuis que les trois nations qui d’habitudes sont ennemis se sont mis d’accord sur l’extermination de la piraterie au lieu de s’entre-tuer. C’est drôle non ? Pas vraiment car nous sommes quelque peu dans les emmerdes. Je profite du calme de la pleine lune sur un toit à jouer avec mon instrument des îles indigènes. Je suis en train de jouer un air pour me reposer mon esprit, je dois absolument me trouver une taverne pour que je puisse dormir. Malheureusement dans cette ville cela laisse sérieusement à désirer. C’est insalubre et mal odorante, il est vrai que je préfère les endroits luxueux et propre. Il m’arrive parfois de dormir à la belle étoile, observer le ciel mais avec une arme avec moi. On ne sait jamais ce qui peut arriver pendant la nuit. Tous en jouant mon petit air sous la lune qui me regarde et me charme, je me rappel que je ne suis ici que depuis quelque mois seulement. Je suis en quelque sorte bloquée car je souhaite trouver du travail. On m’a dit, deviens Pirate et forge toi ton avenir là-dessus. Il est bien gentil celui qui me l’a ordonné… mais c’est sans compter que c’est un monde d’homme. De sexiste et de macho en tout genre. Cette personne m’a donnée un coup de main, il m’a formé personnellement. A devenir une pirate dans le plus grand des secrets, grâce à lui je sais manier deux épées en même temps. Qui est-ce ? Celui que tous les êtres humains craignent…

    Mes habits sont entièrement noir, n’allez pas penser que c’est parce que je suis en deuil que je me revêtir ainsi. C’est juste que la couleur noir me fascine, étrange non ? Je porte une longue chemise blanche avec par-dessus un gilet noir. Mes pantalons sont en tissu ce qui me permet une plus grande liberté de mouvement. Hors de question de porter une robe en mission, sauf si je suis obligée. Avec ces habits, je porte une très longue veste noire en cuir sans capuchon. A la place, j’ai un bandana rouge et ma fameuse montre.

    J’ouvre une petite parenthèse concernant cette montre, elle est très spéciale. C’est une histoire à dormir debout. C’est une femme qui me ressemblait comme deux gouttes d’eau qui d’après ses dires viendrais d’un autre monde. Elle m’a montré son fonctionnement, en tournant légèrement le cadran anti-horaire celle-ci s’active. A ce moment là, elle est capable de communiquer avec moi. Soit avec la voix soit sous forme holographique. Cela pourrait paraître complètement irréaliste et pourtant… Même moi je n’y comprends absolument rien sur le moment. C’est plus tard que j’ai compris se que cette sosie m’avait expliqué. C’est une montre totalement inconnue ici, mélange entre notre époque et semble-t-il le futur…

    Revenons à ce que je dis, je suis à la recherche d’un travail sur un navire. Ce n’est pas chose facile pour une femme, enfin pas tous à fait. Souvent, je me trouve face aux moqueries des hommes ou bien non. Ce n’est pas un travail pour la gente féminine. C’est la superstition comme quoi nous portons malheur, pour moi jusqu’à preuve du contraire. Je n’ai jamais vu de fille ou femme être maudite à cause qu’elle souhaite monter à bord d’un bâtiment. Je suis toujours au même point de départ si vous voyez ce que je veux dire. Qu’est-ce que c’est calme ce soir, pas un chat dans la ville. Très peu de patrouille, je cesse de jouer levant la tête au ciel tout en fermant les yeux. Je ressens l’énergie de la Lune, vous pensez que je délire en disant cela et non. Je suis très sensible au période lunaire, surtout lors de la pleine lune. Une légère brise commence à souffler, je la sens sur mon visage et mes longs cheveux noir ébène. J’ai presque envie de dormir à la belle étoile, mais c’est trop dangereux par ici. Je fini mes dernières notes, je le range et observe en contrebas. C’est très calme et silencieux, j’en profite pour sauter sur une petite plate-forme puis sur le sol dans le plus grand des silences. Je tourne la tête de droite à gauche personne, je me relève et continue mon chemin comme si rien n’étais. Observant tous autour de moi en essayant de ne pas trop me faire remarquer par les rares gardes qui traine dans le coin. Vu l’heure qu’il est, la plupart sont complètement ivre. Tous en continuant mon chemin, j’entends des bruits de pas. Ce sont des gardes, je dois me cacher pour pas qu’ils me voient. Je dois me faire la plus silencieuse et discrète possible, ici je suis considérée comme criminelle. Car mes activités ne sont pas cent pour cent légale, je suis forcée de volée pour pouvoir me nourrir. Ce n’est en tout cas pas le gouverneur qui va pleurer plus les plus pauvres d’entre nous et distribuer de l’argent. Mais y a pas que cela, vous comprendrez plus tard. Je me cache derrière un petit muret, c’est minable je l’admets. Je souhaite juste savoir se qui ce qu’ils sont en train de se dire cette équipe avant de m’en aller comme je suis venue. Ce n’est pas facile de les entendre ses bougres, je m’avance tout doucement et voilà qu’un objet ce fracasse sur le sol. Mince, ils tournent leurs regards dans ma direction. Quelle tête en l’air, je dois trouver un moyen de leur échapper et vite. Pas le temps de réfléchir, je me mets à courir dans la rue sans faire attention que devant d’autre garde m’attends. Je suis coincée, encerclée et je vais devoir me battre, je dois agir et vite sinon c’est dans une tombe qu’on va me trouver. Ils ont leurs armes dans ma direction, je décide de me rendre et de m’échapper plus tard.

    Pendant qu’ils m’emmènent un homme venant de nulle part vient en découdre avec eux. J’en profite pour me débarrasser de mes deux gardes. Cet homme n’est pas seul, il y a d’autre personne qui viennent nous aider. Quelle chance, il ne faut pas rater l’occasion car elle ne se représentera pas de si tôt. Je suis en train de donner un bon coup de pied au visage d’un de mes adversaires. Tous en faisait attention à l’autre à côté de moi, il est capable de répliquer c’est pour cela que je dois aussi le surveiller même si c’est compliqué. Je ne peux pas tout regarder non plus car sinon je ne vais pas m’en sortir malgré la présence de ce mystérieux homme et de ses amis ? Je dois cesser de penser à lui et me concentrer sur ce qui se passe avec mes adversaires. Et voilà, une faute d’inattention et je me reprends un sacré coup dans le ventre. Bon sang de bon sang de bon soir ! Aller, je reprends mes esprits et prend l’un des deux ennemis en me servant de lui comme bouclier c’est son acolyte qui le tue. Enfin, un de moins dans cette histoire. Le second est beaucoup plus costaud et coriace, cela ne va pas être facile. Je me décide donc à utiliser les grands moyens. Je dois tremper mes épées dans de l’alcool et ensuite les enflammées, ce n’est pas difficile de trouver ce qu’il me faut dans cette ville d’alcoolique notoire. Souvent, il y a des tonneaux de rhum qui trainasse dans le coin. Je suis qu’il y en a par là, je donne un bon coup de poing dans la figure de cet homme en l’assommant. Puis demande à ma montre de « cibler » un tonneau le plus proche de la zone de combat. Par chance, il y en avait un qui était là depuis un sacré moment. J’en profite pour aller tremper mes lames dedans, car je n’ai pas dit tout à l’heure que je possède deux katana que m’avait donné un Samouraï y a fort longtemps lors d’un voyage au pays du soleil levant. Je viens donc de tremper mes lames dans de l’alcool pur, ils ne restent plus qu’à y mettre le feu et c’est facile. Je me concentre et d’un coup du feu apparait comme par magie, je retourne vite fait m’occuper de celui que j’ai cogniez au visage. Il est revenu à lui et reviens à la charge, ayant mes armes en feu je lui fonce dessus. Et notre homme mystérieux n’est pas très loin de moi avec ses hommes. Je l’entends même crier des ordres, maintenant il se trouve carrément à mes cotés pour m’aider. Je dois faire attention de ne pas le transformer lui en torche humaine. Je suis quelque peu perturbée par lui et je ne savais nullement pourquoi ! Je me décalais légèrement de peur de le blesser, je faisais reculer notre ennemi en commun tout en lui donnant des coups avec un seul de mes Katana. Il n’osait pas riposter sinon il va se reprendre du feu sur lui. Ce combat est long et je serais d’accord que cela se finisse toute de suite. Et étonnamment mon souhait se réalisait quelques minutes plus tard.

    La zone est remplie de cadavre, nous devons faire vite. Je tire mon sauveur par le bras et l’emmène dans le coin d’une ruelle sombre avec ses hommes sans faire de bruit. Je retiens ma respiration pour éviter d’éveiller les soupçons des renforts, je sens la présence de l’inconnu pas très loin de moi. Enfin ce n’est pas dur, il sent horriblement mauvais. Le rhum, on pourrait le repérer à plusieurs kilomètres avec cette odeur exécrable. C’est sûr que les gens ici ne vont absolument vivre proprement et comme des nobles ! Je peux toujours continuer à rêver sur ce sujet là. Le calme semble être revenu, je profite pour montrer à tous ce beau monde de me suivre en vitesse et d’aller dans la Taverne ou les gardes n’osent jamais venir. Je leur montre le chemin tous en surveillant nos arrières. Nous devons marcher un peu pour arriver à notre destination qui ne ressemble même pas à une taverne. Je frappe une fois à la porte et le fait entrer le plus rapidement possible. Tous les regards se tournent vers nous, je fais un signe d’approbation de la tête au tavernier qui avait sorti son arme. Comme, il me connait celui-ci range son arme. Je le salue vite fait puis observe la salle pour trouver une place. Il y en a une toute au fond dans un coin tranquille. J’installe mon ami à la table puis lui sans vraiment lui demander se qu’il souhaite. Je pars lui chercher se que tous le monde s’enivre ici, le rhum. Moi, je ne bois pas ce genre de boisson. Je préfère ce qui est non alcoolisé comme les jus de fruit par exemple ou un verre d’eau me suffisent largement. J’en profite aussi pour commander de quoi manger, le menu du soir. Le Tavernier me regarde tout en prenant note de ma commande pour me demander qui est tout ce beau monde que j’ai ramené. Le reste des hommes de l’inconnu s’est dispersé dans salle. Je dis simplement que ce sont des sauveurs. Je reviens avec la boisson à notre table puis attend le reste avec un léger sourire.

    Aloha Ihnoe << Je vous dois la vie noble étranger, je vous remercie de ce que vous avez fait avec vos amis ce soir.>>

    Kévin Kols << Ce n’est rien, je vous ai vu dans la rue m’illuminer, belle Déesse. En voyant ses méchants gardes vous faire du mal. Je n’ai pas m’empêcher d’intervenir. Dite-moi belle créature des nuits quel est votre joli nom de Déesse ? >>

    Aloha Ihnoe << Mon nom n’a que peu d’importance Kévin, appelez-moi Aloha. Mais dite-moi jeune homme que faites-vous dans un endroit aussi mal famé que cette ville de la Tortue ? Quel est votre métier ? >>

    Kévin Kols << C’est un vraie prénom de Déesse, Aloha. C’est quand même important un nom. Je suis à la recherche d’un navire, je suis un jeune Capitaine et si tu le désire je te propose de me rejoindre si tu m’aide à le voler qu’en penses-tu ? >>

    Aloha Ihnoe << Je dois en conclure que vous êtes un pirate, vous savez je pourrais vous dénoncer à la garde. Vous me connaissez à peine et vous souhaitez m’engager sur votre bâtiment. Je vais réfléchir à votre proposition Monsieur >>

    Kévin Kols << Ma déesse, je pense que vous aussi vous êtes une hors-la-loi vu la réaction des gardes vis-à-vis de vous. Vous êtes remplie de mystère et je souhaite traverser la porte de ce mystère. J’ai des hommes qui nous attendent pour pouvoir le voler mais pour cela j’ai besoin de vous. C’est un galion espagnol qui est au port actuellement. Je sais que j’y vais un peu vite avec vous, mais s’il vous plait belle créature aimez-moi et je vous promets un très bon poste sur mon futur navire. >>

    Je le trouve très étrange ce Kévin, il est si jeune et déjà Capitaine ? Il ne doit pas avoir plus de 25 ans tout au plus. Mais je peu me tromper sur son âge, on le dit souvent ne jamais se fier à l’âge des personnes. Maintenant qu’il se trouve à la lumière de la bougie de notre table, il a une étrange tête. Il a de longs cheveux de couleur bruns salle. Il est de type hispanique d’après la couleur de sa peau et son accent, il n’est pas originaire des Caraïbes. Il me semble bien musclé, il porte une chemise blanche sous un gilet brunâtre mais avec la saleté celui-ci semblait presque viré au noir. Quant à ses pantalons, ceux-ci sont complètement déchiré et de couleur noir, ses gestes sont bruns. Il semble avoir un pistolet et une épée qui paraît rouillée à vue d’œil.

    Le Tavernier nous apporte à manger, j’ai effectivement un petit creux. Un bon potage au légume avec du fromage et des fruits avec du jambon ensuite. Je lui souhaite un bon appétit, je me met en place et commence à la manière d’une vraie noble. Ce n’est pas commode de voir cela dans le monde brutal de la piraterie. Enfin, cela ne cours pas les rues, je prends mon temps pour manger et remarque que mon interlocuteur me regarde dans les yeux. Cela me gène un petit peu, je n’ai pas pour habitude d’avoir de la compagnie masculine avec moi à table. Notre cher ami lui semble beaucoup moins propre que moi, il mange comme un cochon. Je préfère ne pas lui faire de remarque, je ne fais que le regarder sans rien dire. C’est plutôt lui arrête, ce regard et semble honteux de manger ainsi. Je n’ose pas faire une seule remarque et me retiens de rire. Intérieurement ce n’est pas le cas, je reprend ma cuillère et porte la bonne soupe dans ma bouche tout en rêvassant de tous et de rien.

    Aloha Ihnoe << Mangez comme vous le sentez, ne soyez pas forcé de faire la même chose que moi Monsieur Kévin. Ne vous sentez pas gêner devant moi, j’en ai vu pire rassurez-vous. >>

    Kévin Kols << Je suis désolée mon Rayon aux milles soleils, il est vrai que je me conduis mal. Je ne devrais pas manger n’importe comment surtout devant une femme de votre statu. Je pense que vous devez avoir plus d’influence que vous le dite vu la réaction des clients en vous voyant. Et …>>

    La porte vient de s’ouvrir à grand fracas, c’est des gardes qui viennent de pénétrer sans autorisation pour venir nous arrêter. Je ris à l’idée de ce qui les attend, ils nous cherchent. Je fais un signe discret à mon « ami » de ne pas bouger et de laisser faire les choses toutes seules. Les voilà qu’ils rappliquent derrière nous. Ils nous disent que nous sommes en état d’arrestation. J’affiche un mauvais sourire en les regardant et sans même dire un seul mot, d’autre client les attaque avec tous se qui leur tombe sur la main. Mon ami est stupéfait, je donne un cou de main en fracassant une bouteille sur la tête de l’un d’eux. Ils se font massacrés, le tavernier ordonne qu’on se débarrasse des corps ni vu ni connu. Moi je ne fais aucun commentaire puis je me tourne vers lui qui est bouche bé. Je n’ai pas souhaitez faire entrer en jeu mon « joujou ». Quelques minutes après c’est comme si rien ne s’est passé ici. J’affiche un grand sourire puis dit avec une légère ironie que c’est normal ce qui viens de ce produire.

    Aloha Ihnoe << Que ce passe-t-il ? Vous en fais une de ses têtes ! >>

    Kévin Kols << heu…je….je…..>>

    Aloha Ihnoe << Est-ce qu’il y a un problème Monsieur Kols ? >>

    Je le regard en me retenant de rire, le tavernier arrive en me faisant un clin d’œil et me donnant une clef. Je lui fais un petit signe discret, Kévin me demande ce que me veux le tavernier. Je lui dis qu’il m’a donné une chambre et qu’il est content de ne plus voir la tête de ses intrus. Je le vois repartir a son travail puis après avoir fini de manger demande à ma nouvelle connaissance s’il avait un endroit ou dormir. Il me dit qu’il n’a pas encore eu le temps. Je l’invite donc pour venir discuter loin des regards et oreilles indiscrète, il me suit sans vraiment dire d’opposition à mon invitation. Arrivant à l’étage, je remarque que « ma chambre » se trouve sur la gauche. J’ouvre la porte et mon nouveau compagnion me laisse entrer en première et me suis en dernier. Les bougies ne sont pas allumées, je fais un mini geste de la main et les bougies s’allument comme par miracle. Cette chambre est modeste mais acceptable, je regarde la petite table de bois. J’enlève ma ceinture d’arme et la dépose sur une chaise, Kévin sors une carte de la ville. Je me demande ce qu’il souhaite vraiment lui et ses amis ?

    Je me tourne vers lui en lui demandant ce qu’il fabrique avec cette carte de la ville. Il me demande de m’asseoir et de l’écouter. Il me raconte qu’il a besoin de mon aide pour requis sonner un navire qui se trouve actuellement au port. Et qu’ensuite, il a l’intention d’attaquer la ville pour la libérer de nos ennemis. Il a un sacré projet, je me demande s’il va réussir. Ce n’est pas aussi facile de prendre cette ville qui appartient tout de même à la couronne du Roy de France. Et ce n’est pas rien comme adversaire, ils ont des navires bien plus lourdement armé que ceux des pirates. Et d’après ses dires, le navire en question qu’il veut voler est un galion espagnol. C’est carrément un navire de guerre, je l’ai déjà aperçu c’est les alliés des Français. Il m’a attiré l’attention mais je ne pouvais pas y monter à bord étant hors-la-loi. Il me raconte qu’il a suffisant d’homme pour le prendre car étant d’origine espagnol il connaît se type de navire. Il y a environ 150 hommes, je suis septique dans le sens que cela ne va pas être si simple de le voler. Il écoute mes propositions tout en se raflant plusieurs bouteilles de rhum. D’après mon observation c’est un amoureux des femmes et de la boisson. Tout l’opposé de moi, je n’aime pas cela et ce n’est pas pour rien que je n’aime pas les hommes qui boivent. Je regard ma montre en hochant de la tête, je vais l’aider mais à condition que cela se fasse dans les règles de l’art. Je m’aide avec la montre pour mieux analyser ce navire de vue extérieur et de la description de Kévin. Je vois aussi que mon invité semble avoir de sérieux problème d’écriture et de prononciation des mots. Je ne m’étonne pas dans le sens que la plupart des pirates sont analphabètes, ce n’est pas mon cas. J’ai appris à écrire et à lire grâce à ma famille adoptive, il me fait d’ailleurs la remarque que mon accent est spéciale et que ma manière de parler est très proche de la noblesse. D’après son plan, nous allons attaquer avant l’aube. Je lui propose de dormir un peu pour être le plus en forme possible pour l’attaque. Je me prépare, je vais me laver et ensuite faire un gros roupillon.

    Je me réveille après une bonne nuit de sommeil malgré les ronflements de cet étrange jeune homme, mon instinct me réveille toujours avant l’aube. Je m’étire et va réveiller notre Kévin national. Celui-ci fait le gros bébé, je le secoue un peu brusquement pour aller rejoindre ses hommes et aller faire une mutinerie contre l’actuel Capitaine du Navire. Je ne sais pas comment il va s’y prendre, mais d’après se que j’ai cru comprendre cela sera de l’improvisation. Nous sommes enfin près, nous rejoignons les hommes de Kols le plus discrètement possible. Je regarde le ciel, toujours la pleine lune. Je ressens un attirance inexpliqué pour se navire en question. Même de nuit, il semble effrayant. Il semble venir d’un autre monde. Et c’est justement à ce moment là que j’entends dans ma tête :

    Inconnu << Te rappel-tu la mission que je t’ai confié esclave ? Devenir Capitaine d’un navire, va sur ce navire. Et débrouille-toi pour en prendre le pouvoir. Si tu réussi, tu seras libre. Si tu échoues, ton âme m’appartiendra à jamais…>>

    Cette voix me glace littéralement le sang, j’ai compris ce que je dois faire et je n’ai pas intérêt à râler. Même si j’ai un certain penchant pour me la jouer râleuse, je dois lui obéir un point c’est tout. Il a le droit de vie et de mort sur ma personne. Je retourne donc à ma mission sans trop réfléchir sur le pourquoi du comment des choses. Je rejoins mon ami qui m’attend près du rafiot, avant de donner son signal je lui explique que ce navire doit être plus que bondé. Apparemment cela ne lui fait pas peur, je le suis lorsque celui-ci lance l’assaut. Je prends un mousquet pour les défendre au cas où, on ne sait jamais. Le combat débute avec violence, ils sont vraiment déterminés à l’avoir ce rafiot. Au premier coup de coup, je prends mon arme pour le protéger pour pas qu’à son premier essai, celui-ci ne se fasse tué bêtement par une balle perdue ou bien par un tireur professionnel. Je le suis comme son ombre, on ne me voit presque pas. Je charge mon arme tout en essayant au mieux d’éviter de me faire blesser. Ça tire des partout, au niveau discrétion. Je pense que c’est raté. Il y a une grande résonance dans la zone, je commence à tirer sur ceux qui s’approchent trop de mon ami. Ce n’est guère simple avec tout ce monde, les erreurs ne sont impossibles. Car savoir qui est dans quel camp…Je dois utiliser mon intuition dans cette affaire. La lune nous éclaire ce qui nous aide au niveau visibilité. Mon cœur bat à mille à l’heure, je dois d’une pars éviter les balles et de l’autre protéger le plus de monde possible. Ce n’est guère facile, devoir tout gérer en même temps c’est quasiment impossible. Je donne le mousquet à un allié proche, je saure de mes fourreaux mes fameuse armes et je vais carrément au centre. Au cœur de la bataille. Dur est ce combat, je me reçois même un coup sur le visage qui me fait tomber sur le dur plancher du pont. Mon adversaire me fait une belle entaille à l’arcade sourcilière gauche. Le sang me coule sur mon œil se qui diminue ma vision, je lui envoie un coup de pied pour qu’il tombe. Je fais au plus vite pour me relever, l’écoulement du sang me gène beaucoup. Tous en me relevant j’essuie ma blessure avec mon bras puis me remettait au combat avec mon adversaire en question. Ne pensez pas que c’est très lent la réaction, bien au contraire. Au bout d’un certain temps, j’entends :

    Kévin Kols << ¡Sígueme! Se esconde en su cabaña! >>

    Je ne comprenais absolument rien à ce qu’il venait de dire ! J’ai appris deux langues ici en plus de ma langue maternelle. La langue d’Hawaii, le Français et l’Anglais vu que ce sont les deux plus grandes puissances qui se disputent ce bout de territoire. Je suis donc le mouvement sans pauser trop de question, malheureusement j’ai beaucoup de mal à voir. Je dois me mettre dans un coin et stopper l’écoulement du sang et me trouver un miroir. Mais, j’ai du mal à me débarrasser de mon adversaire. Je fini par me retourner et lui planter une de mes lames dans le cou avec une mauvaise vision. Maintenant, je tente de me frayer un chemin. Il y a du verre brisez sur le pont, je m’arrête et regarde ma blessure. Cela continue de saigner abondamment. Je demande à un des pirates allié de surveiller le coin le temps de me soigner vite fait. Je ferais le reste après le combat, je sors mon petit flacon d’alcool. Du coton, je nettoie avec l’alcool ce qui bien évidement me brûle au niveau de la blessure. Je dois accélérer le mouvement, un petit nettoyage puis je retrouve Kévin vers la cabine. D’après les dires, le Capitaine serait à l’intérieur avec quelque fidèle matelot. Encore une fois cela ne va pas faciliter la tache ! Il faut se lancer, sans dire un mot. Je donne un violent coup de pied dans la porte, et ce fut donc ma nouvelle connaissance qui passait le premier avec ses hommes et moi légèrement en retrait sous son ordre à cause de ma blessure. J’essaye temps bien que mal de me battre, je suis les autres et donne de temps à autre de violent coup de sabre dans la figure. Tous se précipitent tellement rapidement, gérer tout ceci est presque inhumain. Ça crie de tout les cotés, c’est assourdissant. C’est terrible, je dois faire attention à ne pas m’encoubler sur les cadavres qui jonchent le sol. J’entends les coups de sabre puis des coups de feu, ça tire dans tout les sens. Notre nombre diminue à vue d’œil, enfin est-ce une impression ? Je prends mon pistolet et non un mousquet, j’observe la scène. Je tente de voir où est donc ce Capitaine ennemi. C’est dommage de devoir lui ôter la vie juste pour voler ou réquisitionner un bâtiment. Mais c’est connu que les hommes préfèrent tuer que nous les femmes qui préfèrent la diplomatie. Je ne suis pas sexiste, je fais juste la remarque. Revenons à nos affaires. Ça y est, je le vois. L’exercice, ne va pas être simple. Vu ma mauvaise visibilité et de l’autre la distance qui me sépare de lui. L’histoire est de lui envoyé une balle dans la tête avec un seul tire, je suis en plus bien en face de lui. Je n’ai qu’une seule tentative, je ne dois pas me rater. J’entends à nouveau Kévin malgré tout se broua dire :

    Kévin Kols << ¡Vamos muchachos! Matar a los guardias, yo soy él >>

    Aloha Ihnoe << You then, cover me while I send him the sauce! >>

    Matelots << Your orders, Protect her faster ! >>

    Je dois me lancer, je ferme une fraction de seconde les yeux. Je donne un bisou sur ma main. Je parle à voix basse en demandant au chef suprême des enfers de me donner un coup de pousse. J’ai l’impression que tout ce qui se trouve autour de moi est au ralenti. Je sens les battements de mon cœur accélérer. Puis sans prévenir, je me tourne légèrement sur le côté et tire une seule balle. Soudainement, plus un bruit. Plus personne ne combattait. Je regarde autour de moi, un silence de mort plane. Tous les regards se tourne vers moi, mon arme est encore fumante. Je m’avance dans le silence, je ne vois pas pourquoi on m’observe. Ce n’est pas parce que je suis une femme que je ne suis pas capable de me battre. Je m’avance vers l’homme en pleine agonie, il souffre cela se remarque dans son regard. Il me conseil de ne pas m’en approcher, je stop mes pat. Le Capitaine tente de parler, mais à chaque fois on le roue de coup. Je ne comprends pas ce qu’il tente de dire, avec les acclamations et les remerciements à Kévin. Je n’entends malheureusement pas ce qu’essaye de dire le Capitaine. Malgré les contestations de mon ami, je me rapproche du corps de l’homme agonisant sur le sol. Je n’ai pas beaucoup de temps avant qu’il ne perde la vie. Je me mets légèrement accroupie, je l’observe en tout en essayant de comprendre se qu’il dit. Je me tourne vers mon étrange ami en le suppliant que ses brutes cessent de le rouer de coup. Comme je suis trop prête, il m’attrape par le haut de mon habit avec sa main ensanglantée. Son regard vis-à-vis de moi en dit long, il me dit une phrase dans ma langue !

    Capitaine mourrant << (excusez-moi) kala mai ia'u. ho'olu.

    Aloha Ihnoe << (Je ne comprends pas, pourquoi moi ?) 'a'ole maopopo ia'u. nana i o'u ?

    Capitaine mourrant << (Ne faite pas l’innocente...) Uoki hana ka hewa 'ole...

    Mais comment est-ce que ce Capitaine pouvait me connaître ? Je ne l’ai jamais vu de ma vie ! Il est en train de dire carrément que je suis le Démon. Puis d’un coup, Kévin me secoue et me demande se qu’il est en train de dire. Je reste sans réponse pendant plusieurs secondes. Alors que j’allais le lui dire, j’entends ce même Capitaine en train de dire. Que lui et ses hommes n’ont pas idée de ce qu’ils viennent de commettre. Suis-je en train de devenir folle ? Ce n’est pas ce qu’il m’a dit ! Je ne comprends plus rien, à force de me tirer sur mon habit. Je me laisse tomber sur mes fesses.

    Aloha Ihnoe << Vous n’avez pas idée de ce que vous venez de faire, voilà se qu’il vient de dire Capitaine... >>

    Je ne pouvais pas révéler ce que venait de me dire cet homme, aurait-il tout simplement compris de lui-même qui je suis. Cela restera un secret et un mystère entre nous deux. Et encore une fois, il me parlait dans ma propre langue en me disant en gros. Que ce navire là, était loin d’être un navire de mortel…Personnellement, je me demande s’il ne fait pas référence à la figure de proue…
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Annunziata Mauriza

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MessageSujet: Re: [Roman] Le Destroyer - l'Âme du Démon Jeu 22 Juil 2010 - 23:33

&&. Chapitre 2 - Te voilà second Aloha


12 mars 1719.

    Ce qui vient de se produire me travaille l'esprit, le malheureux a périt et ce qui a bien évidemment soulevé des cris de joie et de jubilation. Moi, je ne suis pas vraiment satisfaite, pourquoi me réjouir de la mort d'un homme ? Mes habits sont remplis de sang, me voilà sali. Je me suis relevée et je suis sortie pour m'appuyer vers le bastingage. Observant la lune puis réfléchissant inlassablement à la dernière parole du défunt Capitaine. Car j'entends les hommes scander des « Gloire et Longue Vie au Capitaine Kols » Que ce navire est loin d'être un navire de mortel. Vu de l'extérieur, il a bien été construit par des hommes. Il est vrai qu'il est d'une toute beauté et il semble dégager une énergie extrêmement puissante. Je me demande même quel est le joli nom de ce bâtiment en question. D'après mes observations, ce n'est pas un navire pour Pirate. C'est carrément un rafiot de guerre ! C'est quand même étonnant que les flibustiers veulent un si gros engin. D'habitude, ils prennent beaucoup plus petit. J'ai juste l'impression que notre jeune Capitaine voit plus gros de ce qu'il est réellement capable de commander. Le jour ne va plus tarder, le ciel est en train de s'éclaircir. Je vais pouvoir enfin inspecter cet endroit à la lumière du jour. Je me retourne et regarde le bastingage. Baissant la tête, je plonge mon esprit dans mes rêvasseries. Kévin ordonne de quitter le port pour aller de l'autre côté de l'ile, c'est ce qu'ils font. Moi je ne bouge pas, je me remets simplement de mes émotions. C'est la fête sur le pont, étrangement je suis la seule qui n'y participe pas. Pas que cela ne m'intéresse pas, je ne souhaite simplement pas boire de rhum. Au bout d'un moment, je vois le chef se rapprocher de moi en tenant une bouteille de rhum en main. Je laisse échapper un soupire, je le regarde puis celui-ci convoque tout le monde. Je rejoins les autres et écoute ce que raconte donc notre nouveau Capitaine, de la logique Aloha de la logique. Les premiers rayons apparaissent, magnifique journée qui s'annonce. Puis il se met presque à hurler :

    Kévin Kols << Je vous fais tous venir ici, car sans vous je ne serais pas Capitaine aujourd'hui. Nous allons transformer cette barque en navire digne de porter le pavillon noir. Pour cela j'ai besoin de l'aide de tout le monde. Lin's tu m'as dit que tu étais forgerons, part avec trois hommes chercher le matériel. On va travailler ici sur place, Hokkins tu vas me faire l'inventaire de ce navire afin de savoir ce que nous possédons. Aloha et vous, montez vers les voiles et profitez-en pour les recoudre ! >>

    Je répondais avec un faible oui, sans même dire à vos ordres. Ce n'est pas parce que je ne dis pas à vos ordres que je suis jalouse. Non, c'est juste que pour moi ce jeune homme n'a pas les qualités d'un Capitaine. Et maintenant il s'approche de moi pour me dire qu'après avoir fait mon travail, je dois le rejoindre dans sa cabine pour discuter d'une chose importante. Je fais un signe d'approbation puis monte sur le mât d'artimons pour m'occuper de la première rangée. Une fois sur place, je marchais sur le bois tout en évitant de me casser la figure en bas. Je commence à m'occuper des voiles avec délicatesse. Un jeu d'équilibre et de concentration. Vaux mieux ne pas avoir le vertige. D'autres hommes sont avec moi, je leur demande le matériel. Je prends ce qu'il me faut et me met au travail, j'observe la configuration du terrain. Ce navire est impeccable, il est magnifique et propre. Le soleil éclaire tout le navire et on ressent légèrement les remous. Il est silencieux, pas un bruit au niveau du bâtiment pas des hommes en bas qui travaillent. Je me mets à recoudre les déchirures tout en rêvassant aux nouvelles aventures qui m'attendent. Je suis excitée d'une part et de l'autre assez inquiète. Je suis la seule femme à bord, j'espère que ses messieurs savent se tenir devant une femme. Je continue mon travail, ce n'est pas facile je vous l'accorde. Il faut être précis et ne pas chuter bêtement en contre bas. Se faire la plus légère possible, je recouds cela en prenant mon temps. Je ne suis pas spécialement pressée de voir ce que me veut Monsieur Kols. Je profite du léger vent qui souffle dans mes longs cheveux noirs. Il fait beaucoup plus frais où je me trouve, les hommes qui se trouvent près de moi me regarde comme si j'étais d'une autre planète. Je leur fais une réflexion et ils se remettent au travail. Ralallalala toujours les mêmes, dès qu'il y a une femme on se déconcentre et on fait n'importe quoi. J'ai bientôt fini ce que je dois faire, je fais ce qu'on m'a demandé. J'ai fini, je range mes affaires et redescend sur le pont pour ensuite rejoindre la cabine du Capitaine. Je frappe à la porte. Celui-ci me demande d'entrer. J'ouvre la porte et la referme tranquillement, je mets ma mèche en place. Je me rapproche de mon Capitaine avec mon regard sérieux et sans sourire. Il me demande de venir m'asseoir, je le fais toujours en le fixant du regard. Me voici assise attendant de voir ce qu'il souhaite me dire ou me raconter. Je lève la tête dans sa direction et attend patiemment :

    Kévin Kols << Je t'ai fais venir, car sans toi, je ne serais jamais Capitaine. Je voudrais que tu cesses de m'appeler Capitaine, car je te nomme comme Second Capitaine : Le Maître d'équipage. Beaucoup diront qu'une femme n'a pas sa place sur ce type de bâtiment, mais je ne pense rien de cela. Chaque personne que ce soit femme ou homme qui ont l'âme et le sang pirate a le droit de suivre sa vie. C'est ainsi que tu seras sur le Destroyer. Capitaine en Second. Quand je serais à terre, tu commanderas ici et tes tâches seront diminuées. Tu auras autant de pouvoir que moi sur ce navire. >>

    Je suis bouche bée, j'ai du mal à croire ce que je viens d'entendre ! Est-ce que je suis en plein rêve ? Je me donne une petite gifle pour voir si je ne rêve pas. Je secoue légèrement la tête et je laisse échapper un petit « merci ». Quelle nomination ! Mais il me semble que notre ami à de sérieux problème de prononciation et d'erreur concernant les mots.

    Kévin Kols << Restons sérieux, j'ai besoin de ton aide pour libérer l'île de la Tortue du joug de la couronne de France. Et tes connaissances vont m'être utile vu ton nouveau poste. J'aurais besoin que tu me donnes le plus indication possible sur la ville et nos ennemis vu que tu sembles être originaire de là. Est-ce que tu aurais des connaissances qui pourraient nous rejoindre ? >>

    En voilà des choses à faire, s'attaquer à la couronne de France ! Ce n'est pas rien... On va se mettre à dos le Roy de France et leurs alliés. Surtout que nous venons de voler un galion de la couronne d'Espagne, cela ne va pas nous faciliter la tâche. Je me demande comment on s'y prendre ? D'après ce qu'il me raconte, il a fait appel aux autres clans pirates. Je fronce les sourcils, est-ce que cela va suffire face à la flotte française et Espagnole ???? Je ne savais pas du tout si son idée était bonne ! J'acceptais de l'aider malgré ce que je viens d'énumérer comme « souci ». Je lui faisais une sorte de salut à ma façon en m'inclinant très légèrement. Il me regarde avec un air curieux, moi je lui fais un sourire stupide puis m'en retourne à mes occupations. En sortant de la cabine, je décide de m'occuper de mes armes, de les nettoyer. Priorité à mes deux katanas, je vais m'asseoir à côté d'un magnifique canon. Mon objectif pour l'instant est de les nettoyer, j'entretiens toujours mes armes. Je commence le nettoyage en chantonnant un air que chantaient mes ancêtres. Je prenais soin de ne pas me blesser, ce serais bête et stupide. Mon chant semble être la seule chose qui s'entend sur ce navire. De temps à autre j'observe les voiles qui semblent blanchâtres avec bien sûr le symbole pains des Espagnols. J'affiche tout de même un large sourire parce que je me sens bien ici. Voguant à mes occupations tout en faisant mon astiquage d'arme. Je regarde ma lame, ne passe mon doigt dessus pour voir si elle n'est pas émoussée. Je frotte sur la lame de ma première arme posée sur mon genou droit et je soutiens la lame avec mon pied. Les hommes me regardent, je ne fais pas spécialement attention à eux. Je dois désinfecter la lame, je prends une bouteille de rhum qui traînait dans le coin. En versait un peu sur un chiffon et frottait de toutes mes forces sur la lame. Je ne voyais même pas que le Capitaine était au bord de la porte et m'observait. J'avais ma tête baissée, mon regard était sur la brillance de mon arme puis voilà qu'il me parlait et je me coupais involontairement. Celui-ci me disait:

    Kévin Kols << Votre voix rend la blancheur des voiles du Destroyeur encore plus blanche qu'elles le sont. Faites-attention ce genre de blessure risque de s'infecter en pleine mer. Faites-attention à vous belle Déesse. >>

    Aloha Ihnoe << (Merci) Mahalo ! (Remarquable) Kamaha'o >>

    Je suis en train de penser dire qu'il y a quelques années en arrière, je vivais dans une famille de noble et que ma destinée était le mariage avec un certain Guilhem ! La famille voulait me marier, car il me jugeait en âge pour cela, il est vrai que sur le moment cela ne m'intéressait pas malgré la beauté de cet homme et sa manière de parler aux femmes. Le gentleman, il n'est pas du tout pareil que mon Capitaine. Ils ne sont pas comparables tous les deux, je regarde le sang couler de ma main. Je le vois en train de nettoyer ma blessure, je le regarde assez surprise. Je ne sais pas vraiment à quel jeu, il joue le Capitaine. Je le laisse faire tout en observant les marins qui semblaient rouspéter derrière lui. Apparemment, je ne suis pas la bienvenue à bord du navire. Superstitions... Je préfère ne faire aucun commentaire et observer le Kévinos surnom que je lui ai donné. Il me serre le bandage un peu brusquement, je secoue mes longs cheveux noirs. Après avoir fini, je m'occupe de la seconde lame. Il est bientôt l'heure de manger, j'ai faim. Je ne sais absolument pas ce que nous allons manger. Le reste de l'équipage continue de modifier le navire. Le cuisinier est en train de courir de droite à gauche pour préparer le repas.

    C'est sûr que cela ne va pas être le même luxe que lorsque j'étais parmi l'élite du peuple des Antilles. Je vivais autrefois à la Jamaïque dans ma famille d'aristocrate et c'est là que j'ai connu pour la première fois Guilhem, tous les deux vivions dans le luxe. Là je ne sais absolument pas à quoi m'attendre au niveau nourriture ! Après une heure de temps, enfin l'heure de ce nourrir. Je rejoins les autres pour prendre le repas. La chose par contre qui me gène est de manger assise sur le pont, prend un bol et de la soupe y est versé. Je fronce les sourcils et je mange...

    Pendant toute l'après-midi c'est le même programme que la matinée, notre Capitaine m'a donné plus d'information concernant les clans pirates actuelles. Lui-même fait parti du clan des Kols, c'est une famille qui d'après ses dires étaient héroïques, car son père s'est suicidé en fonçant seul contre l'ennemi et serait devenu un héros. La famille des Wels, dirigée par une femme cruelle et sans pitié, je n'ai jamais entendue parlée de cette femme. La famille des Aaron, le successeur ce prénomme Narashi Oss. D'après ce qu'on me raconte, il serait peut-être le grand manitou de tous ses clans. Il y a encore un certain Ventus...Ce nom-là ne me dit rien qui vaille. Il me semble si je ne m'abuse qu'il a très mauvaise réputation. C'est ce que raconte certain vieux loup de mer. Mat Johan, lui si je me souviens bien. D'après certain dire, cet homme serait un raciste envers les peuples autochtone et indigène du monde. Donc voilà à quoi se résument les clans pirates, je ne le sens absolument pas. Je ne sais pas pourquoi c'est mon 6e sens qui me le dit. Donc voilà ce que nous avons comme responsable de chacun des groupes de notre camp. Je ne peux pas vraiment donner d'avis je ne les ai pas encore vus à l'oeuvre. Tous ce que je sais c'est que son plan va se faire à la prochaine pleine lune et se sera dans un mois. Nous avons le temps de nous préparer, nous sommes toujours derrière l'île. Je ne sais pas, mais l'attentepour appliquer son plan va être très longue...

    Je suis fixée et je dois faire mes preuves en tant que Second du navire, je vais en avoir du travail. Je suis la seule femme et je vais devoir faire preuve d’autorité fasse aux hommes. Pour le moment, la seule chose à faire c’est de mettre en état ce navire, vérifié qu’il ne manque rien. Je passe la plupart de mes journées à trier ce qui est indispensable de ce qui ne l’est pas. Je me demande si le fait de rester planter au même endroit, ne va pas éveiller les soupçons de nos adversaires. Les heures passent, les jours passent, cela est ennuyant à la longue. Bien sûr, nous avons été obligés de quitter l’île pour aller rejoindre un petit sanctuaire abandonné sur une île quasi déserte. C’est dommage qu’il n’y ait pas une autre présence féminine, une de mes amies de longue date. Mayutshi, une femme du pays du soleil levant. Je pense que la vie de pirate ne lui correspondrait absolument pas, ce style de vie n’est pas du tout pour elle. Je la reverrais, je l’espère. En attendant, c’est toujours le même train train quotidien en attendant que cette « attaque « se fasse. Je commence à entendre de plus en plus de rumeur de « démons » des mers, le Capitaine du Dragon Rouge. Que je sache, il n’y a qu’un seul démon est c’est le Diable. Mon employeur. Que voulez-vous que je vous dise, je dois voir cela de moi-même.

    Donnez des ordres à des hommes n'est pas simple, surtout pour me faire obéir bien que mon supérieur soit là pour les remettre à l'ordre. Je dois vraiment me battre chaque jour, certain même n'hésite pas à lever la main sur moi. Puis un jour alors que je me reposais sur mon hamac, le Maître me réveillait pour me rappeler que je suis une damnée et il me donna une mission. Il me parlait de la fameuse bataille, il m'ordonna de recruter du monde. Il est vrai qu'en réalité c'est Méphistos qui me commande, Kévin a côté c'est un pion sur un très grand échiquier mondiale. Je n'ai pas le choix que d'obéir, il est capable de son seul regard de m'ôter la vie. Le Diable était sous forme humaine toujours habillé en noir et tenant sa canne. Nous sommes surpris par des marins et bien sûr je me retrouve seul. Il vient de disparaître. C'est alors qu'on me traite de sorcière ! Manquait plus que cela, j'allais devoir expliquer qui était ce bonhomme. Je la sentait très mal cette histoire, les hommes commençaient à scander de la haine. J'allais vers eux tenter de les calmer. Je leur expliquais calmement que j'avais une mission à remplir. Mais plus je parlais, plus ils avaient de la haine. Alors, je finis par me taire, de pauser mes armes sur un tonneau puis aller faire un tour dans la cale. L'ombre, je suis l'ombre dans la lumière ??? Je m'asseye sur un tonneau et je patiente. J'entends des voix qui se font entendre au-dessus. Puis au bout de 10 minutes environ, je voyais plusieurs hommes qui n'avaient guère de bonne intention. Je me levais et les observaient sans rien dire tandis qu'eux étaient en train de parler de meurtre et de viole. Je devais me défendre, je ne la sentais pas cette histoire. Décidément, les hommes n'accepteront jamais des femmes sur un navire ? J'étais le plus en arrière possible, utiliser le feu ici impossible. Sinon, je risquais de provoquer un énorme feu d'artifice. J'allais devoir user de mon intelligence et de mes mains. Je restais en position défensive, lorsque j'entendais la voix de mon Capitaine qui semblait furieux. Je tentais de l'appeler lorsqu'on me rouait de coup, me frappait. Je me protégeais le mieux que je pouvais, j'ai prié pour qu'il vienne me donner un coup de main, car je n'arrive pas à m'en sortir toute seule. C'est alors qu'on m'assénait un violent coup sur la tête, je perdais connaissance. Je pouvais entendre par la suite, mon Capitaine crier vengeance et semble-t-il tue ses propres marins. Lorsque, je reprends connaissance. Il m'apprend qu'on lui a dit tout sur moi comme quoi. Je serais soit disant sorcière et que le « Démon » serais apparu, je prends mon poignard et lui dit. Que s'il me considère comme une traîtresse qu'il devait le planter dans mon coeur. C'est alors que celui-ci faisait quelque chose d'inattendu, il me faisait la promesse que son âme sera liée à la mienne pour toujours. Et qu'il allait parler avec les marins, il m’aidait à me relever puis nous allions sur le pont. C’est alors qu’il prenait la parole :

    Kévin Kols << Je crois que j'ai à vous parler... Si vous êtes ici sur le Destroyeur c'est pour suivre votre rêve à tous et votre destin de pirate. Chacun de vous à une vie différente et difficile, sachez qu'Aloha à du faire des sacrifices elle-même pour réussir à surpasser sa vengeance... Si seulement parmi vous, il y aurait eu de l'écoute à son égard et que la regarder différemment qu'une femme... Cela vous aurait montré vraiment son vrai visage. Oui c'est une sorcière et non elle ne ma pas envoutée et rallié à son sort. Voyez vous j'ai aussi fait serment de mourir pour elle car mon coeur est attiré par cette femme. Être pirates est faire un sacrifice donc un de plus ne change rien, les dieux et démon seront parmi nous et ce sera ainsi qu'on nous montrera aux yeux de tous. Le destroyeur le navire du Capitaine Kols et son équipage démoniaque... Pensez à cela à l'image que l'on aura... Aloha est mon second et aussi celle qui à changée mon coeur et m'a ouvert les yeux. Voyez messieurs c'est ainsi que je voguerai sur ce navire si parmi vous certain n'accepte pas cela qu'il quitte le navire et retourne vivre dans une taverne. Que ceux qui accepte cela se retourne et reparte travailler pour faire devenir ce pavillon un navire venu tous droit des enfers. Ainsi seront liés votre destin messieurs, par l'acceptation de cela ou alors le départ. >>

    J’étais comme figée comme une statue, mon propre Capitaine amoureux de moi !!!! Cela n’allait pas du tout arranger le reste.

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Annunziata Mauriza

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MessageSujet: Re: [Roman] Le Destroyer - l'Âme du Démon Sam 7 Aoû 2010 - 15:58

&&. Chapitre 3 Quand trahison rime avec incompréhension total.


31 avril 1719.

    C’est bientôt le jour-j, dans quelques heures l’attaque sera lancée. Les mois avaient passé depuis la préparation du plan. Je me demande vraiment si les autres clans vont venir. L’aube va bientôt se lever et toujours aucun signe de vie, je suis très inquiète. Je suis au gouvernail et j’attends le signal de mon Capitaine pour lancer l’offensive. J’observe ma montre spéciale de temps à autre. Il est vrai que mon Maître Méphisto m’a dit à plusieurs reprises que ses humains là ne sont pas crédibles. Qui croire ? Le Maître ou Kévin ? Dans mes rêves, le Diable m’a montré des choses pas très nettes les concernant. J’espère qu’il se trompe, je prie pour qu’il se trompe. Je deviens de plus en plus nerveuse et stressée à l’approche du moment de vérité. Mes pensées sont vers Kévin qui se trouve normalement en cellule dans l’attente de son « exécution ». Je trouve le temps extrêmement long, je vérifie une dernière fois que tout soit bien près. La fraicheur de la nuit me glace le visage. Je m’appuie sur le gouvernail et m’endors, j’ai besoin d’une petite pause pour avoir la forme pour tout à l’heure. Je sens le mouvement des vagues, heureusement que je ne souffre pas du mal de mer. Je me sens bien même si je suis stressée par la suite des événements, je ne peux rien prédire. Je ne suis pas une voyante ou ce genre de chose, le seul qui a vraiment la réponse à ma question c’est mon chef suprême. Certain penserais que le fait de dormir à son poste n’est pas du tout une excellente chose, mais personnellement je pense que ce n’est pas une mauvaise idée. Car si je suis fatiguée après je signe automatiquement mon arrêt de mort. Quoi que j’ai un « ange gardien « qui veille sur moi. Je ne me rends absolument pas du compte du temps qui passe, j’entends juste des pas et des paroles des marins. Autrement c’est le calme, comme la fameuse expression le calme plat avant la tempête. Puis plus un bruit, le silence de la mort. Je visualise dans ma tête ce que je dois faire. La mission qu’on m’a confié est d’une extrême importance. Si j’échoue c’est tout le plan qui tombe en ruine et avec nos espoirs de victoire…

    Alors que je me reposais, l’aube se levait. L’un des marins qui semblait paniquer me réveillait en sursaut. Il me secouait en disant ce que je craignais : Capitaine en Second Aloha… ils ne sont pas arriver. Me voilà dans une situation très embarrassante. Dans quelques minutes, il va envoyer le signal et nous sommes seuls ! Je vais devoir faire preuve de courage et d’intelligente pour nous sortir de ce piège à rat. Peut-être qu’ils ont du retard et qu’ils vont venir. Je ne dois pas être négatif et espérer. Je prends mes armes et les accrochent à ma ceinture, je croise les doigts et attends. D’après le plan qui était prévu au départ, mon Capitaine va mettre le feu à des barils de poudre et c’est là que nous devons intervenir. L’air se réchauffe, les premiers rayons de soleil ne vont plus tarder. J’ordonne à l’équipage de ce tenir près et de prier pour que nous soyons toujours en vie à la fin de la bataille. Nous observons de l’agitation sur l’île c’est bientôt le moment d’agir. Je ferme les yeux et je demande au diable de nous épargner. La vigie me crie que le signal est lancé, je prend mon souffle puis expire calmement. J’ordonne l’attaque bien qu’à mon avis cela sera avorté. Je leur montre le chemin avec ma main droite puis sors mes deux katana. Nous sommes que 152 personnes tout au plus sans compter les rebelles déjà sur l’île et nos ennemis sont environ 2000. Il est clair qu’actuellement, nous sommes en sous-nombre. Les coups de feu brise le calme et le silence qu’il y avait y a peu de temps en arrière. Il y avait même des explosions, je n’avais aucune idée d’où ce trouvait mon petit Kévin. Mes ennemis me foncent droit dessus avec leurs épées, je dois tenir la cadence mais ce n’est pas facile avec tout ce monde. Je demande de l’aide à mes camarades car seule, je n’y arriverais tout simplement pas. Voici le matelot japonais Tachi Natsumi, c’est un très jeune matelot remplit d’espoir et il a toujours le mot pour rire ce qui parfois agace notre Capitaine qui semble ne pas appréciez le sens de l’humour. Je suis d’accord pour dire qu’un pirate doit être sanguinaire et sans pitié, mais rigoler un peu ne fait pas de mal. Tachi me rejoins en faisant une sorte de révérence en respect du fait de mon statut et mon rang. C’est un pur samouraï, il connaît très bien le code de l’honneur et la loyauté : le bushido. Cet art m’intéresse beaucoup, le seul problème je suis une femme ! Nous avançons avec peine, nous nous faisons massacrer et aucun renfort n’est en vue. Ce n’est vraiment pas sérieux ! Je me retrouve retranchée avec un petit groupe d’une dizaine de personne. Je combats avec fierté et honneur pour le Destroyer et personne d’autre. J’ai mes deux armes en main, toujours en position défensif rarement en attaque. Mon bute est de fatigué mon ennemi. La maîtrise de deux armes en main n’est pas donnée à tous, je l’admets. Je suis à la recherche de mon Capitane, mais j’ignore ou il se trouve jusqu’à que j’aperçoive sa silhouette au loin, malgré la poussière. Je cours dans sa direction. Arrivé vers lui, je le vois avec de nouvelles personnes. Je salue avec politesse les nouveaux venu puis j’ai la honte de devoir lui annoncer que nous sommes seuls.

    Aloha Ihnoe << Mon Capitaine, nous avons un sérieux problème. Les autres clans pirates ne viendront jamais ! Le soleil est déjà bien levé et ils ne sont pas là. J’ai attendu comme vous l’avez ordonné jusqu’à l’aube. Rien n’y fait. Ce ne sont que des lâches et des traitres ! Qu’ils soient pendus ! >>

    Kévin Kols << Ne m’appelle plus ainsi, appel-moi Kévin. Quoi ? Qu’est-ce que tu es en train de me dire ? Qu’ils ne vont jamais venir ??? Du calme … Du calme. Ce n’est pas possible… ils avaient promis de venir m’aider. >>

    Aloha Ihnoe << Je suis navrée de devoir le dire mais votre plan tombe à l’eau, ce n’est plus une question de bataille mais de survie !! >>

    Kévin Kols << Je te présente Jessica Ansley et Idriis Wamai, ils étaient en cellule avec moi, bon suivez-moi tous. Nous allons continuer de nous battre peut-être qu’ils ont du retard, soit plus patiente. J’ai confiance en eux, ils viendront je te le jure. Mais calme-toi s’il te plais. >>

    Là, je n’ai pas du tout le même avis que Kévin. J’espère que je me suis trompée, je reprend donc mes armes et retourne au combat. Je les fais tournoyer puis me lance à l’assaut suivi de Jessica, Idriis, Nachi et Kévin. Je l’entends hurler les ordres comme quoi nous devons tenir avant l’arriver des renforts des clans. Je sens que notre mission va être beaucoup plus compliquée que prévue. Je suis donc mon Capitaine sans vraiment m’attendre à un miracle. Me concentrant sur mes deux lames, j’essaye d’anticiper les coups de mes ennemis. La pression sur nos épaules et de plus en plus grandissante. Je change de position et me met à attaquer, je range une de mes deux armes puis me concentre pour faire apparaître du feu. Il me regarde totalement stupéfait, pas le choix je dois les faire reculer avec le feu. D’une main de frappe de ma lame mortelle et de l’autre le feu. La seule réponse de mes ennemis sont, des tires, je suis souvent forcée de me cacher derrière des murs et je dois aussi protéger mon petit Kévin. Alors que nous sommes en train de nous battre, je tombe née à née avec un tout jeune Français. Il semble très bien habillé, je pense à vue d’œil que c’est un noble. Il ne porte pas l’uniforme militaire Français. Ce jeune homme m'intrigue énormément, je ne sais pas mon instinct me disais que je ne devais pas le tuer. J’avais l’impression de l’avoir déjà vu quelque part. Je lui proposais même de me rejoindre même si Kevin ne serait pas d'accord sur ce point là. Moi je ne le considère pas un ennemi bien au contraire c'est alors que j'ai lui tendais la main incroyable non ? Je savais très bien que cela allait attirer des foudres sur moi mais tant pis je fais aussi ce que je veux je suis le second du Capitaine.

    Aloha Ihnoe << Ne me tire pas dessus je te veux aucun mal, qui es-tu jeune homme ? Moi je me prénomme Aloha Ihnoe. Je sais que je suis ton ennemie, mais je peux t’aider. Aie confiance en moi je ne te trahirais pas et je ne te vendrais pas aux autres. Je suis le second du destroyer, je te propose de venir avec moi pour m'occuper de ton recrutement. >>

    Guilhem Searl Hermington << Je ne vois pas ce qui m'inciterait à rejoindre ta cause, pirate. Tu crois que c'est parce que je ne te tir pas dessus que je vais dire amen à tout ce que tu vas me dire? Plutôt mourir que rejoindre les causes des opprimés>>

    Aloha Ihnoe << Ce serais vraiment dommage d’abimer un si beau jeune homme, libre à toi de choisir. Je t’offrais simplement une chance de pouvoir vivre une autre vie que celle de noble n’est-ce pas ? Si étonnant soit-il, je l’étais autrefois avant de devenir une femme libre. >>

    Guilhem Searl Hermington << Nous ne sommes pas là pour PARLER, et donc il serait nettement préférable de mettre court à cette niaiserie. Noble ou pas noble, autrefois ou maintenant, cela n'a aucune importance sur le champ de bataille. >>

    C’est alors que j’entendais Kévin au loin m’appeler, je lâchais un petit soupire. Il s’approchait de moi visiblement non content. Je croisais les bras et attendait de voir ce qu’il me voulait. Mon Capitaine n’était pas content que je « traite » avec un Français. Une dispute éclatait entre moi et lui :

    Aloha Ihnoe << Quel est le problème ? Je tente la voie de la diplomatie à la place de la violence. Ne me regarde pas comme ça, ou serais-tu jaloux de notre ami Français. >>

    Kévin Kols << Est-ce que tu as perdue la tête ? T’es vraiment folle, on ne traite pas avec nos ennemis ! Tu veux te faire tuer ???? >>

    J'étais en train de me mettre en colère, il me gonfle. J'ai quand même le droit de traiter avec qui je veux. Kevin me prenait le bras droit, je tiens coup de poing dans la tête. La j'en avais vraiment marre, une dispute éclata entre moi et Kevin. Une bagarre en gros, nous étions arrivés à nous battre avec nos poings et des pieds. Alors que nous étions en train de nous battre, le français se joignait à la bagarre.

    Guilhem Searl Hermington << Du calme les enfants, moi aussi j'ai envie de m'amuser un peu >>

    Kévin Kols << La ferme sal Français, ne t’avise plus de toucher à ma femme ! >>

    Aloha Ihnoe << Non mais ça ne va pas bien dans ta tête Kévin, tu hallucines mon pauvre. Laisse-le tranquille ce Français et concentre-toi sur la bataille. Nous sommes en train de perdre un temps précieux imbécile. >>

    Je me demandais pourquoi est-ce que cela avait dégénérée, ce n'est qu'un Français rien d'autre lui croyait que j'étais amoureux de lui non mais. Je me demande ce qu'il a bu aujourd'hui pour dire de telles conneries. Visiblement il était beaucoup plus qu'en colère le petit Kevin, je me demande même ce qu'il avait imaginé dans sa tête. Que j'allais le trahir ! Franchement c'est du gros n'importe quoi. Je ne pouvais pas m'empêcher, de regarder le français qui tentait désespérément de se séparer. Cela avec quand même, un petit côté comique. C'était notre ennemi qui était en train d'essayer de calmer le jeu. Au lieu de nous tuer tous les deux, je ne pouvais pas m'empêcher de rire. Ce qui a provoqué de plus en plus la colère de mon capitaine à cause de mon comportement qui lui paraissait inacceptable. Ce n'était pas facile, d'abord deux combattants à gérer. D’un côté Kevin qui essayait de me punir et de l'autre le français qui tentait de me calmer. Je reculais sans forcément faire attention à ce qui était derrière moi. J'avais l'impression, que mon capitaine délirait depuis un certain moment. Je commençais à perdre patience, c’était mon supérieur mais c’était quand même moi qui décidais avec qui j’allais traiter. Puis soudainement, le Français nous prenait tout les deux par le bras, Il hurla pour que les autres nous rejoignent. Était-il complètement fou ou un géni ? Quoi qu’il en soit, les hommes de Kévin ce mettait à lui tirer dessus. Je le voyais sautiller un peu partout, c’était comique mais stupide de la part de mon Capitaine. Encore une fois, je désobéissais pour aller aider ce pauvre jeune homme. Il était hors de question qu’ils le tuent ! Mon instinct me disait qu’il devait rester en vie coute que coute. Et Guilhem continuait de sautiller en ayant un certain sourire, je me demandais aussi à quoi il jouait.

    Aloha Ihnoe << Mais qu'est-ce que vous faite ? A quoi jouez-vous ? >>

    Guilhem Searl Hermington << Je joue a saute mouton pirate ! Et j'adore jouer à cela >>

    Aloha Ihnoe << Je ne crois pas que ce soit vraiment le moment approprier pour jouer à saute mouton, mais pourquoi pas. Un petit peu de distraction autre que de me battre. Qu’est-ce que c’est drôle et très amusant ce jeu. >>

    Je n’avais aucune idée d’où est-ce que cela allait nous mener, tout ce que je savais c’était que Kévin jouait vraiment au con. C’est alors que j’invoquais mes flammes et commençais à faire reculer ses hommes. Je n’étais pas spécialement satisfaite de leur idiotie. Ce qui était marrant c’était que ce Français m’observait tout en se moquant des hommes de Kevin. Curieusement, le français me donnait un coup de main. Je lui faisais un grand sourire tout en tenant l’équipage en respect. Et pourtant ce nom et prénom me disait vaguement quelque chose, oui quand je n'étais encore qu'une noble à la solde de la couronne d'Angleterre...Ma famille adoptive voulait me marier justement à un Guilhem. Serais-ce lui ? Une excellente question qui me traversait l'esprit tandis que les deux hommes continuaient de "s'amuser". Je ne bougeais point, j'observais tranquillement sans vraiment broncher. Puis au bout de 15 minutes, j'hurlais pour leur rappeler que nous étions pas là pour jouer mais pour survivre. Je pointais du doigt les renforts ennemis qui arrivaient. Plusieurs hommes me suivaient laissant leur chef seul comme un idiot, je faisais un clin d'œil et un bisou de ma main au Français puis me retranchait derrière les barricades.

    J'étais contente, je venais de recruter un nouveau marin. Le nouveau venu me suivait je devais absolument rejoindre le capitaine bien que j'étais frustrée de son comportement. J'affichais un certain sourire, j'étais très fié de moi même je pourrais dire d'avoir peut-être retrouver mon "fiancé". C'est alors, que j'entendais Kévin sonner la retraite, il avait enfin compris que le clan des pirates ne viendrait pas. J'arrivais près de mon capitaine je lui présentai par la même occasion le nouveau venu. Soudainement, une énorme explosion se fait entendre près de nous ce qui nous propulsa à terre. Il y avait par nous, nous de nombreux blessés et des morts. Plus le temps passait, plus la haine et la colère montait en moi. Je voyais autour de moi, la poussière et la visibilité était très mauvaise. Je fus je fais aider à la fois par Kevin et Guilhem pour me relever, je frotte de mes vêtements et mes cheveux pour enlever cette fichue poussière. Je toussais légèrement, je regardais autour de moi cette désolation. Je pouvais même sentir cette odeur, celle de la mort qui planait autour de nous. Pour notre capitaine la réalité est telle que nous devions fuir la bataille. Il semblait avoir beaucoup de peine d'avouer que son plan venait de tomber à l'eau et que j'avais raison depuis le début. Il ordonna à tous de rejoindre le destroyer, il me demanda de mettre le feu pour nous couvrir et que je devrais ensuite les rejoindre au point de rendez-vous. J'obéis donc à ses ordres, je m'éloignais puis me concentra pour former une boule de flamme dans ma main droite. Je regardais à droite et à gauche si quelqu'un m'observait, puis commença à lancer mes boules de flamme sur les objectifs. J'avais du mal à cacher ma frustration concernant ce qu'il venait de se produire aujourd'hui. Après avoir accompli ma mission, je devais me trouver un destrier. Je courais dans les rues le pour essayer de mon trouver un, par chance un magnifique cheval de couleur noire se présentait à moi. Je le chevauche puis en chemin prenait le petit dernier pour rejoindre notre navire. Je devais couvrir notre fuite le mieux possible. J'ai essayé de ne pas nous faire attraper. Nous étions au grand galop mais la distance qui nous séparait du navire a nous été grande. Après une demi-heure nous avions enfin à destination. Nous en partions tous à grande vitesse nos ennemis n'étaient pas loin. J'étais encore à terre à lancer des boules de feu pour empêcher ce qui voulait nous arrêter nous exécuté d'arriver à nous rejoindre. Entre-temps j'ai des les retardataires à monter à bord, je t'ai aidé par le capitaine et le nouveau matelot. C'est alors qu’involontairement le destin nous aidait par le biais du diable. Nous quittions l'île avec déception, colère, haine, incompréhension totale.

    Nous étions tous assis complètement déboussolés, tout le monde se posait des questions. Du genre, pourquoi est-ce que les clans pirates nous ont abandonnés ? Ou bien, pourquoi est-ce qu'ils ne sont pas venus ce ne sont que des lâches. Des voix commençaient à se faire entendre contre eux. Je ne pouvais pas comprendre qu'on puisse élire de telles personnes, surtout après ce qu'il vient de se passer. Tout ce que je pouvais remarquer, c’était que nos entre guillemets supérieurs n'était d'autre que des incompétents. J'étais assise sur l'un des calme à observer le coucher de soleil. Ma tête était côté contre le bastingage, j'avais les larmes aux yeux. J'ai vu le nombre de mes frères et sœurs mourir aujourd'hui. Je regrette la mort de cet ami japonais qui était à mes côtés, lui qui avait tant d'espoirs dans son regard. Mort si jeune quelle tragédie, il me manquera beaucoup. Notre capitaine, nous ordonna de nous réunir au centre du pont, une cérémonie en mémoire de tous ceux qui étaient tombés aujourd'hui été ordonnés par celui-ci. J'avais du mal à ne pas pleurer devant les autres, ma sensibilité est très grande due au fait que je suis une femme. Le destin a été très cruel envers nous, dire que tout aurait dû être que victoire et honneur. Non c'est le contraire la défaite et le déshonneur sur ceux qui n'ont pas participé à cette bataille. Pendant cette cérémonie, je priai pour que leurs âmes puissent reposer en paix. Gloire et honneur aux combattants tombés durant ce que je pourrais qualifier de mascarade. Intérieurement, j'avais très mal mais je ne disais absolument rien.

    Les jours qui ont suivi cette terrible bataille, les membres d'équipage moi-même réclamons justice. Que nos responsables soient traqués et jugés pour haute trahison. Malgré cette discorde, je devais m'occuper 10 nouveaux. Je devais voir ses véritables talents, il m'avait dit que c'était un alligator hors-pair. Peu à peu, je me liai d'amitié avec lui. Ce qui n'était pas vu d'un très bon œil de la part de mon capitaine. Surtout après, l'annonce qu'il m'aimait. Il voulait faire de moi, sa femme. C'était quelque peu précipité il se trouvait, mais je ne pouvais résister à son charme. Depuis quelque temps je ne dormais plus sur un hamac, j'étais avec lui dans sa cabine. Kévin ordonna de rejoindre l'un des derniers bastions encore libres de la piraterie. C'est là où se trouvaient les traîtres, il nous avait expliqué qu'il allait demander des comme ce. Et d'essayer de comprendre pourquoi est-ce qu'il s'est retrouvé sol sembler renfort qu'il avait demandé. Pendant ce voyage, j'essayai de remonter le moral des troupes mêmes si cela n'était pas gagné d'avance. Je m'occupais aussi par la même occasion de soigner les blessures. Les marins avaient changé d'avis sur mon sujet, ils avaient pour finir accepter le fait que je puisse utiliser de la magie. Et que le diable nous guidait tous. Il est vrai, que je ne parlais pas beaucoup de la malédiction qui nous frappe tous. De sentir le mal, ce mal qui ronge peu a peu. Mes pensées détournées vers un ami, John Payne. Je me demandais ce qu'il était advenu de lui, après tout ce temps. J'étais sorti de mes pensées rêveries par le capitaine qui me convoqua dans sa cabine. J'obéissais à ses ordres, j'entrais dans cette cabine et voyais ami mon propre capitaine assis en train de jouer à du piano. Il était en train de jouer en air tout en me demandant mon avis sur les événements passés. Je lui expliquais que ceux-ci n'étaient pas mon domaine de prédilection. Je lui ai conseillé juste, de suivre son instinct. J'allais une nouvelle fois à vivre une nuée avec mon petit Kevin adoré. Il me proposa de coucher avec lui, car il ne savait pas s'il allait survivre jusqu'au fin fond de cette histoire. J'étais quelque peu surprise de cette demande, il semblait presque me vénérer comme une déesse vivante. Il m'expliqua que j'étais tout pour lui, son amour et sa vie. Qu'il pouvait tout abandonner pour moi, même mourir s'il le fallait. Qu'il avait donné sa vie au Dieu parce que je lui avais ouvert la voie de l'illumination. Je lui posais la question s'il ne fallait pas mieux se marier avant, il me promit qu'il le fera plus tard. Dès que nous aurions réglé l'histoire de la libération ratée de l’île de Tortue. J'acceptais donc son offre juste parce que c'était lui, je n'oublierai pas cette fameuse nuit.

    Cela faisait plusieurs jours que nous naviguions, le navigateur Guilhem m’intriguait de plus en plus avec son air de noble et de l’autre de rebelle. Son regard était séduisant et très séducteur. Il était bien plus jeune que mon Capitaine et moi j’étais aussi plus vieille physiquement, pas le mentale. Je m’étais faite nickel, j’étais propre et ma coiffure contrairement à son habitude était attachée. Je m’étais liée d’amitié avec celui que je qualifiais que grand homme au cœur pure. Le navigateur et moi-même avons profiter pour s’entre-aider. Au loin se trouver notre destination. L'île où elle regroupe des tous les clans pirates. Je pouvais sentir en mon capitaine une certaine inquiétude très suspecte. Il semblait assez distant et discret, il m'ordonna de les suivre. J'exécutais donc ce qu'il venait de me demander. Après cinq bonnes minutes de marche, nous arrivions dans une salle. Tout le monde était au quasi-complets étaie réuni, nous étions en retard nous étions les derniers arrivés. Il les salua tous par politesse, et c'est alors qu'une très longue discussion très les débutants. Moi j'étais appuyée contre le mur, bras croisés. J'observais attentivement à ce qui allait se produire.

    Kévin Kols << Pourrais-je savoir, pourquoi personne n'est venu selon le plan qui avait été convenu ? Bon sang les mecs, mais qu'est-ce que vous avez foutu. Je vous attendais nous avions besoin de renfort. Nous avons perdus beaucoup de bon pirate dans cette bataille. La je ne vous reconnais plus. Pourrais-je avoir des explications. >>

    Nakashi Oss << C’est moi qui a ordonné de pas y aller, s'il te plaît Kévin asseye-toi est calme-toi. J'ai pris cette décision, car nous ne sommes pas assez préparés et de l'autre nous n’avions pas assez d'hommes. Je peux comprendre ta colère, mais nous avons délibéré pendant plusieurs heures avant de prendre cette décision de ne pas nous y rendre. Nos ennemis, sont beaucoup mieux préparés et mieux armées que nous. Je suis bien conscient, que nous avons eu de nombreuses pertes dans notre camp. >>

    Je me demandais si au final, ce n'était pas de la lâcheté de leurs parents ou fermes de baisser leur pantalon devant nos ennemis. J'attendais de voir la suite avant de dire quoi que ce soit. les deux "chefs" semblaient beaucoup s'agiter c'est-à-dire Ventus et Faaroon.

    Ventus << Mais qu'est-ce que tu veux Kévin, ce n'est pas notre faute. Nous y sommes pour rien, si tu t’es jeté tout seul dans la gueule du loup. Tant que nos intérêts sont encore debout, il n'y a que ça qui compte. >>
    Fauve Noir <>

    J'avais eu raison d'avoir des doutes sur ce Ventus, il était en train de se moquer de mon capitaine. Avec son sourire moqueur, apparemment d'après ses dires la seule chose qui compte pour lui c'était que les intérêts pas la vie des autres. Drôle de vision des choses. Tandis que le Faaroon, s'enfonce de plus en plus dans l'imbécillité et la stupidité autant que les autres. Plus ils parlent plus l’on sent qu'il y a du mensonge et qu'il tente d'étouffer l'affaire. Cela a commencé à m'énerver sérieusement. Je n'avais pas le choix que d'intervenir, mettre les points sur les I.

    Aloha Ihnoe << Non mais, vous vous prenez pour qui ! Est-ce que vous êtes en train de vous rendre compte de ce que vous êtes en train de dire ? Êtes-vous en train de mettre la faute sur mon capitaine alors que les personnes à blâmer ici c'est vous. Si j'étais à votre place j'aurais honte. C'est inadmissible d'avoir laissé autant de personnes sans renfort. Vous vous rendez compte que c’est à cause de votre faiblesse que nous avons perdu ??? Cela ne m’étonnerait même pas, que vous ayez coopéré avec les ennemis de notre nation. J'espère que vous présenterez des excuses, de ce que vous avez fait. Les héros sont ceux qui ont combattu bravement sur le champ de bataille. Il y a de quoi à être en colère contre vous, et n'essayez pas d'étouffer l'affaire je vous ai à l’œil >>

    J’avais fini mon discours, tous les regards étaient sur moi. Soit je venais de les réveiller soit ils étaient tétanisé du fait qu'une femme leur donne des ordres. D'un coup, il n'y avait plus aucun bruit dans la salle. Je les observai tous, dans mon regard se lisait une certaine fierté. À peine avais-je fini mon discours, que je me reprenais les foudres de Faaroon. Je le regardais sans prendre en considération ses dires sexistes et macho. Je le laissais parler dans le vide, moi un gaz comme lui. N’a aucune valeur. Je prenais mes affaires et je m’en allais laissant ses idiots débattre comme des benêts. Kévin ne comprenais pas ce que je venais de faire, je m’en retournais sur le navire. À mon retour, Guilhem le Français septique me rejoignit me demandant s'il était notre prisonnier. Je lui faisais un nom de la tête, qu'il pouvait partir s'il le voulait. Nous nous asseyons sur l'escalier. J'avais du mal à leur pardonner, j’étais très en colère et énervée. Je faisais apparaître une boule de flamme dans mes mains. Le navigateur me demandait comment je faisais cette prouesse. Faire apparaître aussi facilement le feu dans mes mains. Je lui disais que c’était une très longue histoire, depuis mon pacte avec le Diable. Il semblait très intéresser et me posait pas mal de question. Se faisait sourire, ce qui était tout opposé de mon capitaine. J'en profité pour dire mon point de vue et discuter avec lui, Il était plus qu'attentif. C'était un très bon conseiller un bon ami, je savais que je pouvais avoir confiance en lui. J'attendais le retour de Kévin, en attendant j’expliquais certaines théories sur la magie, l'invocation, l'évocation et l'occultisme. Je ne me considérais pas comme une sataniste juste une personne intéressée. Je voyais mon homme revenir dans une fureur énorme. Je me disais que tout ne s’était pas déroulé comme prévu.

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Annunziata Mauriza

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MessageSujet: Re: [Roman] Le Destroyer - l'Âme du Démon Dim 26 Sep 2010 - 19:24

&&. Chapitre 4 La naissance de Makelina Ihnoe et Focalor Kols


2 Juin 1719.

    Bien après ce qui s'était produit avec les Pirates, un heureux événement allait se produire. J'étais en enceinte, pour la première fois de ma vie. J'allais être maman, j'allais devoir faire ce qu'il y a de plus naturelle dans la vie. M'occuper de mes deux enfants, j'allais avoir des jumeaux. C'était quelque chose, que je ne connaissais pas. Par chance, j'ai comme soutien mon ami. Guilhem. était un très bon conseiller pour moi. Il semblait plus proche que mon capitaine. Je n'avais aucune idée s'il y avait de la jalousie entre les deux. L'attitude de Kevin semblait de plus en plus étrange, bizarre. J'avais l'impression qu'il était de plus en plus disant avec moi et cela depuis les événements tragiques de la bataille ratée. Je n'en ai aucune idée de ce qui s'est produit après mon intervention. Mais mes préoccupations étaient la naissance future de mes enfants. Heureusement que Guilhem était là pour me soutenir, pour moi c'était comme mon propre frère. Notre amitié était de plus en plus grande ce qui gênait certain. Je haïssais pourtant ce comportement de la part de l'équipage. Je faisais moins d'activité, je passais plus mon temps à me reposer qu'à faire autre chose de particulier. J'attendais ce moment avec une certaine impatience et de l'autre d'inquiétude. Nous sommes des flibustiers, nous sommes constamment sous la menace d'attaque ennemi. Comme je suis enceinte, je suis beaucoup plus vulnérable et je le savais que trop bien. Le fait de faire moins d'activité, me lassait. J'étais quelqu'un qui aimait beaucoup bouger et là je suis « condamnée » à réduire ma vie au repos, manger, boire, dormir etc ...C'était étonnant de voir le navigateur jouer à la sage femme. Lui, c'était bien plus qu'un simple gentleman à donner des conseils de droite à gauche. Normalement celui qui était censée me bichonner n'est d'autre que le Capitaine. Je n'essayais pas trop de comprendre, ma préoccupation première était de donner naissance à mon ou mes enfants. Je ne suis pas sûr, mais je pense que j'en ai deux. Je dois attendre le moment venu pour pouvoir confirmer. Pendant les jours et les mois qui suivirent. La relation sur le navire devenait de plus en plus tendue. D'une part notre Kevin était en train de faire n'importe quoi sur le navire. Voulaient-ils notre mort ? Ã foncer à tous bout de champ sur tout ce qui se trouvait sur notre route. Je ne le comprenais vraiment plus du tout. Quelle était la véritable raison de tous ça. Est-ce une conséquence de la guerre ? Ou la raison était plus profonde, je pense que je n'aurais jamais cette réponse. La seule chose qui me casse les oreilles c'était d'entendre les cris de mon capitaine, j'avais l'impression d'entendre des explosions chaque seconde. Cela me faisait mal à la tête et en plus cela m'énervait au plus haut point. Je savais très bien que j'avais du mal à supporter ce qui se passait, la nervosité, la fatigue, la douleur. L'envie que tout ceci se finisse, j'avais trop envie de bouger le fait de rester assis coucher me rendait dingue. Heureusement que le navigateur se trouvait avec moi, il m'aidait à faire de petites promenades. Le pire c'était les jours de tempête, cela était plus qu'insupportable. J'avais l'impression que j'allais mourir tellement que les derniers mois étaient pénibles. Cela était la première fois que j'allais devenir maman et plus le temps passait plus je me demandais si j'allais être à la hauteur vu que je n'ai pas beaucoup connue ma mère Waiekioa. J'attendais, je ne pouvais faire que cela jusqu'à leur naissance...

    Il faisait beau, je le voyais par la fenêtre. J'avais de plus en plus mal, je me disais que je n'allais pas tarder à donner naissance. Par chance, le navire ne tanguait pas énormément. J'avais chaud. Je voulais en finir, je cassais les oreilles avec mes hurlements. Dans la cabine, il n'y avait pas Kévin. Bizarre pour le futur père de ne pas être présent le jour de la naissance de ses enfants. Non, encore une fois ce fut Guilhem Searl Hermington qui venait m'aider. Ã croire que mon Capitaine se fichait complètement de sa futur progéniture. Pourquoi c'est toujours le français et jamais lui ? Normalement, cela devrait être le contraire...Quoi que, je ne me plains absolument de la présence du navigateur. Ã mon avis personnel, mon Capitaine semble avoir de sérieux problème au niveau de la gestion de son navire. Il n'arrive pas à tenir les 530 membres d'équipages et maintenant la naissance de ses enfants. Je le savais que ce très jeune Capitaine n'était pas une bonne idée pour la taille et la puissance de ce rafiot. Je regardais Guilhem en m'agrippant à la couchette, je n'avais pas besoin de dire quoi que ce soit. Il savait ce qu'il fallait faire pour m'aider à cette étape finale. J'avais totalement confiance en lui, je le laissais faire. J'avais des sueurs, je transpirais horriblement. J'avais l'impression que mon corps se déchirait tellement que je n'avais guère l'habitude de cela. Je priais pour que tous ce passe pour le mieux. Pendant plusieurs minutes que je pensais être des heures, le travail avait commencé. Le français semblait connaître la chose et me conseillais sur quoi faire. Je me disais que cela durait une éternité, à la fin de l'accouchement je me retrouvais avec deux jumeaux. Un garçon et une fille, j'étais heureuse. La fin de mon calvaire était enfin finie et de l'autre, j'avais deux magnifiques bébés, la fille avait la même couleur de peau que moi et le garçon était comme son père. Il allait chercher Kévin pour qu'il voie ses enfants. C'était d'une tristesse que ce soit le navigateur qui aille chercher le père de mes enfants. Je tenais mes bébés dans mes bras, je leur donnais plein d'amour. Je fixais du regard leur père, je l'attendais qu'ils viennent. Il demandait leur sexe, je lui expliquais un garçon et une fille. Maintenant, je lui proposais de venir s'asseoir à côté de moi et de donner un nom à ses deux trésors. Mon amour cherchais le nom de son fils et moi celui de ma fille. Je cherchais par rapport aux prénoms féminin indigène, Ma mère se prénommait Waiekioa, moi Aloha et ma fille je cherchais quelque chose de potable. Je cherchais parmi les prénoms féminins, laquelle pourraient jouer pour ma fille. Je me mordillais la lèvre puis sorti d'un coup

    Aloha Ihnoe << Makelina, ma fille se prénommera Makelina Ihnoe. Makelina est le dérivé de Madelaine. Tu en penses quoi mon amour ? >>

    Kévin Kols << Makelina ? Quel nom étrange, mais vu que cela viens de toi. Oui, ma fille sera Makelina et mon fils, j'ai pensé à Facalor. >>

    Aloha Ihnoe << Facalor ? Ça ne sonne pas très juste, si tu enlevais le premier a et le remplacerais par un o par exemple. Cela donnerait Focalor. Cela sonne mieux qu'en dis-tu ? >>

    Kévin Kols << Allez va pour Focalor, mon fils tu deviendras un bon pirate des forbans comme son père. >>

    Guilhem Searl Hermington << Plus aimant cependant, je l'espère pour lui >>

    Je tournais ma tête, je voyais le navigateur au pas de la porte. Il n'est jamais bien loin de moi lui. Je tenais mes deux enfants dans mes bras et leurs donnaient tous mon amour. Les jours qui ont suivi, je fus encore une fois aider par mon chevalier servant plus que par mon supérieur. Pourtant, c'était le moment, le plus cruciale de la vie de mes enfants. La présence de leur père. Quand, je pouvais enfin sortir de la cabine avec mes bébés, je leur faisais prendre l'air marin. Bien entendu, j'étais interdite de bataille pour m'occuper de la sécurité de mes enfants. Cela dura jusqu'à que les deux jumeaux aient atteins l'âge de marcher et de parler. Ma fille Makelina me ressemblait comme disait mon chéri. Qu'elle était aussi pure que l'éclat du soleil tandis que mon fils lui ressemblait plus à son père. La seule différence entre les deux étaient que Focalor était tous sauf sale.

    Les mois passèrent, mes deux enfants étaient maintenant âgée tous les deux de 9 ans. Ils avaient grandis beaucoup plus vite que la normal à cause de la malédiction que nous frappent tous sauf Guilhem. Je me trouvais sur le pont à chantée avec Makelina, à lui apprendre le chant et la danse. Focalor lui, était en train d'apprendre à ce servir d'une épée avec mon chevalier servant. Il avait bien grandit, il était tous mignon. Il s'amusait beaucoup avec le navigateur et c'est là qu'il sorti quelque chose d'assez étonnant.

    Focalor Kols << Maman, pourquoi est-ce que papa n'est jamais là pour jouer avec moi ? Pourquoi est-ce que c'est toujours Guilhem ??? C'est qui Guilhem ? Ton frère ? >>

    Makelina Ihnoe << Mon très cher frère chéri, il semblerait que Papa soit trop occupé par son navire que part sa famille. >>

    Aloha Ihnoe << Mon fils, il est triste et malheureux de constater que ton père semble plus attiré par cette guerre stupide que par ton éducation. Guilhem Searl Hermingtonn'est pas mon frère, c'est un navigateur français que j'ai recruté pendant la bataille de libération de Tortuga. Depuis, il reste mon ami, mon confident et une personne de confiance. Et c'est vrai que je suis gênée que ce soit lui qui fasse le travail de ton père... C'est-à-dire vous éduquer. >>

    Guilhem Searl Hermington << Tout ce que je veux c'est vous savoir en sécurité et heureux, voilà ce qui me motive en engendrer ce rôle >>

    Je regardais mes deux enfants qui le fixaient de leur regard innocent pendant qu'il parlait. Moi de mon côté, j'affichais un petit sourire puis allait m'appuyer contre le bastingage. Mon fils m'appelait, je me baissais en ouvrant mes bras pour l'accueillir. Je l'attrapais dans mes bras et le portait en tournant sur moi-même. Je voyais Kévin qui avançait vers moi, je m'amusais avec mon fils lorsqu'il me dit :

    Kévin Kols << Aloha... j'ai deux mots à te dire en privé...>>

    Je déposais Focalor et lui expliquait de rejoindre sa sœur qui me souriait. J'allais rejoindre mon Capitaine sans dire un seul mot. Je rentrais dans la cabine tout en refermant gentiment la porte. Je levais la tête sans expression. Kévin me voulait uniquement pour me rappeler que mon travail se tenait à être Second. Je ne voyais pas spécialement le rapport entre le fait que je m'occupe de mes enfants en plus de devoir ramener à l'ordre tous ce beau petit monde. Et le fait que Guilhem s'occupe lui aussi de mes jumeaux. Je commençais à être fatiguée de devoir toujours me battre et m'expliquer sur mes choix et mes décisions. Par contre, ce que je remarquais de plus en plus c'était que mon supérieur n'étais plus capable de diriger à la fois le Destroyer et de l'autre faire son rôle de père. Déjà commander le navire était pour lui, mission quasiment impossible. Il n'avait aucune expérience en tant que Capitaine. Des bruits se faisaient entendre parmi l'équipage d'un mécontentement général à son encontre. Je me disais bien que c'était trop beau pour être vrai, j'entendais les reproches de Kévin par rapport à mon goût trop forcée pour le commandement. Que j'avais la voix et le caractère pour, dans ses paroles je comprenais de la jalousie. Je me faisais passer un savon sans que jamais, je ne bronche un seul œil. Je ne bougeais pas, mon regard était toujours aussi stoïque et j'étais d'un calme olympien. Il me détestait aussi pour cela, alors que lui perd patience. Moi je reste calme comme une bombe à retardement jusqu'au jour ou cela explose. Je ne disais toujours rien si ce n'est faire de tant en tant des hochements de tête. Il me faisait même la remarque que si je continuais à me comporter de la sorte, qu'il allait me renvoyer. Je le regardais d'un regard noir puis dit :

    Aloha Ihnoe << Me renvoyer ? Dois-je rappeler à ce prétentieux de Capitaine que si JE n'avais pas été là, tu ne serais même pas Capitaine. Regarde ton équipage et ouvre les yeux. Crois-tu qu'ils sont satisfaits de ton attitude de macho stupide ? De jalousie sur ce pauvre navigateur qui lui a ta différence a plus de connaissance de la vie et aussi celle de diriger un navire. Lui ne reste pas les bras croisés à ne rien faire. A faire semblant de savoir. Je suis certes le Second mais en attendant, j'ai plus confiance en ce français que toi. Tu es en train de nous mener dans un chemin sans retour. La guerre est en train de te rendre malade...>>

    Là, je venais de retourner la méchanceté de mon Capitaine contre lui. Je tournais les talons et sorti de la cabine en claquant violemment la porte. Quelques secondes à peine après être sortie, j'entendais la porte s'ouvrir et une voix masculine. Je fermais mon poing puis me retournait et fracassait le nez de Kévin qui se retrouvait en sang sur le pont. Tout le monde avait son regard sur moi, personne n'osait dire quoi que ce soit. J'étais contrariée, je me frottais la main et nettoyais le sang dessus. Il continuait de gueuler seul, je traversais le pont en passant dans l'équipage pour aller à la quille du navire. J'entendais des commentaires à voix basses de ses hommes qui le traitaient de fou. Je m'asseyais posant ma tête sur mes bras, c'est alors que j'entendais Makelina me demander pourquoi est-ce que j'avais fais cela. Je lui expliquais que mes nerfs avaient lâchés et que je devais me défouler sur quelqu'un. Je secouais la tête, je me demandais ou est-ce que cela allait nous emmenez. Je regardais au loin, le ciel était extrêmement sombre et on pouvait apercevoir légèrement des éclaires.

    Aloha Ihnoe << Les mecs... on va bien se marrer, nous avons semble-t-il quelque chose de sinistre devant nous non ? >>

    Focalor Kols << Ho chouette, c'est un gros méchant orage. Ze veux voir cela ! >>

    La vigie << Tempête droit devant mon Capitaine ! Il semblerait que ce soit un ouragan. >>

    Aloha Ihnoe << Enfin, un peu de distraction sur ce maudit rafiot. On va s'amuser comme des petits fous. Mon très cher Guilhem, ayant confiance en tes compétences tu va prendre la barre et moi, je vais monter two là haut. >>

    Guilhem Searl Hermington << Mais Kévin, mon Capitaine ? >>

    Kévin Kols << Tu ne vas tout de même pas lui obéir j'espère ? C'est moi le chef ici, je vais prendre la barre et toi tu va aider les autres sur le pont... >>

    Focalor Kols << Maman attend-moi, moi aussi ze veux monter sur les mâts. >>

    Aloha Ihnoe << Hooo non non non, mon trésor. Monter sur le mât à ton âge est beaucoup trop dangereux surtout au vu de la tempête qui approche. Tu va aller avec ta soeur en sécurité dans la cabine, je vous rejoindrais dès que j'aurais fini mon travail. Ne fait pas cette tête-là. Fait-moi plaisir va avec Makelina dans la cabine. Je t'aime mon fils. >>

    Guilhem Searl Hermington << N'est pas chef qui prétend l'être et je n'aurais d'attention que pour les ordres du Capitaine Ihnoe. >>

    Je me retournais en direction de Guilhem en faisant une tête surprise, il venait de me nommer Capitaine. Les autres le regardaient puis Kévin, celui-ci était aussi rouge qu'une tomate. Focalor éclatait de rire en voyant la tête de son père, Makelina m'affichait un grand sourire malicieux. Je regardais les deux hommes puis dit :

    Aloha Ihnoe << Vous n'allez pas vous battre comme deux coqs ? Ce n'est pas vraiment le moment je crois ? Monsieur Hermington, je ne suis que le Second pas le Capitaine. >>

    Guilhem Searl Hermington << Sans vouloir vous offenser, il me plait à croire que vous engendriez mieux ce rôle que quiconque >>

    Focalor Kols << Maman Capitaine ? Maman Capitaine, Maman Capitaine !!!! Maman est la meilleure ! >>

    Kévin Kols << FOCALOR !!!!! SA SUFFIT ! VA DANS LA CABINE TOUT DE SUITE AVEC TA SŒUR AVANT QUE JE PETE UN CABLE. >>

    Je prenais mon fils par l'épaule pour l'emmener loin de ce fou, je souriais et disparue dans la cabine. Je revenais quelques minutes après, rien n'avait bougé. En réalité tout le monde attendaient les ordres du Capitaine. Le vent commençait à souffler, la houle se faisait de plus en plus sentir. Moi, je riais dans mon coin.

    Douglas << Capitaine quels sont les ordres ? On traverse la tempête ou on l'évite ? >>

    Guilhem Searl Hermington << Lorsqu'il n'est pas dans les cordes d'un homme d'élever convenablement ses enfants, nul besoin de le surcharger en lui appliquant le grade de Capitaine. >>

    Aloha Ihnoe << Je crois Douglas que le Capitaine est occupé à se disputer au lieu de nous dire quoi faire. Je vais te répondre à sa place, ON FONCE DANS LA TEMPÊTE. Nous ne sommes quand même pas une bande de trouillard ! Oui, le navire est énorme et les risques sont grands. Peu importe, Kévin est censé savoir tenir la barre et le diriger non ? >>

    Douglas << Vous avez entendu le Second, au travail ! On va la traverser cette tempête, le premier qui pleurniche aura affaire à moi. >>

    Aloha Ihnoe << Je veux voir tout le monde sur le pont, réduisez moi cette voilure plus vite que cela. Mettez tout ce qui risque de ce mouillé au sec. Attachez-moi ses canons, je ne veux pas en voir un seul rouler sur le pont lorsque nous serons dans le chaos naturel. Ranger les boulets en sécurité, aller plus vite. Elle approche cette tempête MOUHAMOUHAMOUHAAAA. Et vous deux vous allez rester à vous regarder ou faire quelque chose ? Puisque tu veux montrer que tu sais diriger ce maudit rafiot va à la barre. Et quant à toi Guilhem, viens nous donner un coup de main sur le pont. Moi, je monte réduire les voiles. Et je ne veux plus vous entendre vous disputer me suis-je bien fait comprendre ? >>

    Je les regardais puis parti monter sur le mât d'artimons tout en sachant qu'en bas, cela n'allait pas ce calmer. Arrivée à la première rangée de voile, j'allais le plus au fond possible. Je m'asseyais entre le bois et commençait mon travail. Je fixais le pont quand je devais attendre sur les autres. C'était la catastrophe à laquelle, je m'attendais depuis ma discussion dans la cabine avec le Capitaine. Je devais me mettre en coordination pour réduire la voilure. Un des hommes donnait le rythme et nous autres suivions. Je ne pouvais pas entendre les discutions entre le Capitaine et le navigateur. Je voyais mon Capitaine à la barre se comporter nerveusement. La pluie commençait à tomber, moi je riais dans mon coin. J'étais concentrée sur mon travail, quelques minutes après je voyais Guilhem se mettre à ma droite. Je le regardais étonnée.

    Aloha Ihnoe << Monsieur Hermington, je vous croyais en bas. Apparemment vous semblez être un adepte de la désobéissance >>

    Je riais.

    Guilhem Searl Hermington << Pardonnez-moi mon manque de discipline, mais vous sachant en haut.. je n'étais pas tranquille en bas. >>

    Aloha Ihnoe << Je remarque que vous vous inquiétez plus de ma sécurité que la votre, je suis responsable de vous. Bien que nous allons vite voir ce que nous sommes capables dans cette tempête. Tous ce que je souhaite c'est de ne pas perdre le 90% de mes marins par la faute d'un Capitaine qui semble avoir des soucis avec la.... Grosseur du navire.... Et doute de ses capacités réelles. >>

    Guilhem Searl Hermington << Comprenez donc également ma perturbante envie de vous savoir en haut de l'affiche..>>

    Aloha Ihnoe << Je n'étais pas censée être le Second, quand je me suis engagée sur ce rafiot. Je n'étais qu'une simple matelot. J'étais mal vue puisque je suis de sexe féminin. Je ne pensais même pas être élevée au rang de Capitaine en Second. Et d'ailleurs, je ne devrais même pas être sur ce navire. Je suis simplement venue à cause de la beauté du navire. Pas spécialement pour les ivrognes qui y travaillent. Vous vous êtes différent Monsieur Hermington. Vous pourriez devenir Capitaine avec vos connaissances, cela nous éviterais bien des ennuis. >>

    Guilhem Searl Hermington << Vous savez Aloha... je ne suis pas certain d'avoir une poigne aussi vive que la vôtre. Capitaine n'est qu'un grade après tout, en réalité cela n'a aucune importance. Tant que l'on peut se battre pour ses propres idéaux.. tant que je peux vivre librement tout me va .>>

    Je lui faisais un sourire puis continuait à réduire les voiles, je regardais mes mains puis après avoir fini ce que je faisais. Guilhem me tenait la main pour me lever, le vent devenait de plus en plus fort et la pluie commençait à nous compliquer la tâche. Il fallait encore monter deux étages et s'occuper du reste. Tenir l'équilibre était un vrai défit avec la houle et le boit qui commençait à devenir glissant. Je secouais la tête, mes cheveux étaient trempée tout comme mes vêtements. Il me continuait de me suivre et de m'aider. Nous nous remettions au travail, sauf que cette fois s'entendre était comme si on criait à des millions de kilomètres. Maintenant, on pouvait entendre le tonnerre gronder. Je me disais que les éléments étaient vraiment plus que déchainé contre nous. Le risque que la foudre tombe sur l'un des mâts étaient élevés. Je remarquais que sur le pont s'était le chaos. Personne ne commandait en bas ou quoi ? Je sentais légèrement que le navire penchait.

    Aloha Ihnoe << Guilhem est-ce que c'est moi qui est folle ou le navire est en train de ce pencher sur le côté ? >>

    Guilhem Searl Hermington << Non non, vous ne rêvez pas..>>

    Aloha Ihnoe << Vous là finissez-moi ça et plus vite, je descends sur le pont. On va chavirer si ça continue... >>

    Je levais la tête au ciel puis descendais pour me rendre sur le pont pour voir ce qui se passait. Les hommes luttaient pour la stabilité du navire, je regardais ce que faisait notre cher Capitaine qui nous mettait tous sur les nerfs. Il tenait comme un fou le gouvernail, je prenais une corde pour aider les autres. Guilhem m'avait évidement suivit, il me regardait puis le Capitaine. L'équipage était semble-t-il paniqué, les vagues étaient énorme. Je sentais de plus en plus que nous penchions du côté bâbord. Je cherchais la solution à toute vitesse dans mon esprit tout en tirant sur cette corde.

    Guilhem Searl Hermington << Il faut répartir le plus d'hommes possible à l'opposé. Ne restez pas tous du même côté !.>>

    Aloha Ihnoe << Répartissez-vous pour équilibrer le poids du navire >>

    Je tournais ma tête pour voir le Capitaine, je venais de comprendre ou était le second problème. Je hurlais qu'il lâche le gouvernail, je faisais même des signes sans faire attention au reste. Il ne m'entendait absolument pas, je tournais ma tête et je vis un canon se détacher et foncer droit sur nous. Je croyais que nous allions avoir le canon sur la figure et étonnement il fût dévier de sa course. Je ne sais comment, je poussais un ouf...Je regardais Kévin, je m'énervais. Je me dirigeais vers lui malgré la difficulté de garder l'équilibre. Je faisais sortir légèrement une boule de feu de ma main droite. Derrière moi, Guilhem me suivait lui aussi avait envie d'en découdre. Je me trouvais à la hauteur de de cet espèce d'incapable, ma boule disparue de ma main puis je lui sonnais les cloches. Je le tirais en arrière pour le faire lâcher le gouvernail, il tournait à toute vitesse et nous faisait tourner. Tous le monde tombait sur le sol, je me relevais puis faisait comprendre à Guilhem que Kévin n'avait plus rien à faire vers se gouvernail. Après quelque seconde, je le rattrapais non sans difficulté les manches. Je regardais devant moi, il était vrai que la visibilité était quasi nulle. Que vu la taille du navire, il n'était pas simple de voir l'avant et les côtés. J'entendais par contre à nouveau les deux hommes se disputer, mais cette fois c'était mon ami qui avait de la mordache. Je soupirais légèrement en me demandant si les prochains mois seront ainsi. Je devais tenir très fort ce gouvernail tout en observant si tout ce passait bien sur le pont. J'attendais avec impatience que la tempête ce calme que je puisse rejoindre mes enfants et ne plus entendre mon Capitaine. J'étais fatiguée, voir très fatiguée. Je ne le montrais pas, je continuais de rester concentrée jusqu'à la fin des hostilités avec la nature. Ce qui se produisit une demi-heure plus tard. Le navire avait subi des dommages et nous devions accoster pour réparer. A partir de là, je ne donnais plus aucun ordre et m'occupait exclusivement de mes deux trésors. Je laissais Kévin faire et pourtant la contestation grandissait dans les rangs de l'équipage....
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[Roman] Le Destroyer - l'Âme du Démon

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