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Ce n'est que le commencement !

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MessageSujet: Ce n'est que le commencement ! Sam 3 Juil 2010 - 17:45



Ce roman n'a pas de prologue ni même de résumé. Je vous laisse découvrir le premier chapitre ! (:
Je suppose qu'il ne faut pas poster ici, cependant, ce roman est un mélange de tous les genres, alors c'est la place que j'ai trouvé la plus appropriée.


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« Bien, il reste quelques minutes avant la sonnerie, nous allons donc faire passer une personne sur le poème que nous étudions. Voyons… Caelia Connors !
- Je… moi ?
- Oui, vous mademoiselle Connors. Venez nous réciter le poème au tableau. »

Je voyais autour de moi, les autres élèves de la classe qui me fixaient, ou pas, d’un œil moqueur. Je me levai de mon siège, et forçai mes jambes à avancer vers l’estrade. Je montai la petite marche et me trouvai dos à la classe. Je me retournai et pris une grande inspiration. Ma bouche s’ouvrit et je dis, d’une voix claire le poème tant connu de Victor Hugo :

DEMAIN DES L'AUBE

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo, à sa fille…

A peine, mes lèvres se joignirent que la sonnerie retentit dans tout l’établissement. Sans même quelques remarques ou applaudissements, les énergumènes peuplant ma classe de première, se ruèrent vers la sortie. Quant à notre professeure de Français, elle rangea en vitesse les papiers qui trainaient sur son bureau et sortit en trombe de la salle de classe en me lançant un joyeux : « Bonne vacances, mademoiselle Connors. » Je regardais la pièce, assez étroite et vide. Les deux fenêtres donnant sur l’extérieur laissaient entrer les derniers rayons du soleil. Je descendis de l’estrade, rangeai mes affaires dans mon sac et sortis. Dans les couloirs, je vis des élèves contents d’aller en vacances d’hiver, pour la plupart dans les Vosges, les Pyrénées ou les Alpes. Il y avait aussi ceux qui restaient dans l’Indre et qui planifiaient les sorties et les soirées. J’arrivai à mon casier, je l’ouvris, y pris toutes mes affaires. Je quittai alors le lycée et me dirigeai vers le parking où était garée ma voiture. Je montai côté conducteur, déposai mon sac à ma droite, attachai ma ceinture et démarrai. Je conduisais un 4x4 noir, ma mère me l’avait offert l’année dernière, pour mes seize ans. Pour répondre à vos questionnements, je passe mes vacances aux Etats-Unis tous les ans, et j’ai passé mon permis là-bas. Je garai la voiture sur le parking de l’immeuble et entrai dans le hall. Je pris l’ascenseur, arrivée au troisième étage j’entrai dans notre appartement, plutôt modeste. Ma mère était assise sur le canapé entourée de vêtements de toute sorte.

« Maman, mais qu’es-ce que tu fais ?
- Les valises, que veux-tu que je fasse.
- Je croyais que tu avais bouclé les bagages hier soir.
- Et bien, je me suis rendue compte que ce que j’avais pris n’allait pas servir…
- Euh…
- Ne pose pas de question s’il te plait. Tu veux bien descendre cette valise.
- D’accord… »

J’obéi à ma mère, pris la valise grise et entreprit de la descendre pour l’apporter jusqu’à ma voiture. Arrivée devant le coffre ouvert, je soulevai le bagage et le plaçai non sans difficultés à l’intérieur de la voiture. Quelques secondes plus tard, ma mère descendit avec un petit sac de voyage léger, le mis dans le coffre et s’installa coté passager. Comme elle n’avait pas le permis, c’est moi qui conduisais.

Trois quarts d’heures plus tard environ, nous nous retrouvâmes dans le hall de l’aéroport. Pendant que je laissai nos affaires à la compagnie, ma mère regardait le panneau d’affichage pour le décollage de notre vol. C’est seulement une heure plus tard que la célèbre voix féminine des haut-parleurs appela les passagers à destination de Los Angeles. Ma mère et moi montâmes dans l’appareil et nous nous plaçâmes l’une à côté de l’autre. C’est à ce moment précis, ceinture bouclée et bourdonnement dans les oreilles, que je sentis une vague d’excitation m’envahir. Je ne savais pas comment, je ne savais pas pourquoi mais je sentais que ces trois semaines de vacances allaient être inoubliables.
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